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Les 7 différences

Il y a 7 différences 
entre les 2 personnages,
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Dimanche 20 avril 2008

J'ai lu chez Martine, une histoire de pompon que je recommande vivement à tous ceux qui ont été contraints, enfants, de porter des vêtements qu'ils n'aimaient pas du tout.



Bienvenue au Club !

Moi qui vous parle, j'ai quelques souvenirs de vêtements que j'aurais volontiers fait tomber par mégarde au fond de la poubelle, là où personne ne les aurais trouvés avant que les éboueurs ne les expédient à l'endroit qu'ils n'auraient jamais dû quitter : la décharge.

Non, je plaisante, ils ne venaient pas de la décharge, ils n'étaient même pas d'occasion puisque je n'avais pas de grande sœur dont j'aurais récupéré les fringues [petit aparté pour mes deux plus jeunes frères : j'espère que vous n'avez pas dû porter aussi les slips du grand ...]. 

J'ai établi un palmarès des vêtements que j'ai détesté.

Médaille de bronze : la robe de ma tante Louise.
Ca c'était LE vêtement d'occas' que tout enfant frémit de voir atterrir dans sa garde-robe. La robe en jersey, à pois multicolores sur fond blanc, avec des petits boutons ronds devant.
Primo, je détestais les robes, jupes et autres froufrous, secundo, tant qu'à porter une robe, j'en aurais préféré une qui n'ai pas été choisie par une centenaire.

Médaille d'argent : les sous-pull en nylon.
Ces trucs existaient dans des couleurs qui allaient du rouge Ferrari au vert pomme en passant par des jaunes et des bleus seulement portés par les perroquets du Costa Rica.
Ils étaient équipés de cols montants étroits qui se distendaient au passage de la tête et rendaient les cheveux tellement électriques qu'on ressemblaient à des expériences du Palais de la Découverte. C'était le début des matières synthétiques, et ce n'était pas au point, vous pouvez me croire.
Comme le sous-pull était aussi très élastique, on avait l'impression d’être sous vide et on transpirait comme si on avait couru un marathon.

Médaille d'or, toutes catégories, quasiment hors concours : le pantalon de flanelle (qui gratte à mort) à carreaux verts et blancs.
C'était l'horreur totale, ce pantalon réussissait l'exploit d'être à la fois ridicule, moche et désagréable à porter. Or, vous en conviendrez sûrement : un vêtement à le droit d'être laid si, et seulement si, il est confortable comme un oreiller.
Ce pantalon m'a collé la honte et même pire. En effet, je l'ai porté un jour où on avait gymnastique et j'ai dû le renfiler après avoir transpiré : personne ne peut imaginer le pouvoir urticant de ce futal sur une peau moite.
J'ai été tellement traumatisée par cette démangeaison que, depuis, je rejette impitoyablement tout vêtement un peu rêche, un peu rugueux, tout ce qui aurait fait dire à la petite croco "j'en veux pas, ça gratte !".

Enfin, j'ajouterais bien une mention spéciale, section chaussures, pour l'ensemble de leur œuvre : les tennis en croûte de cuir marron.
Mes parents les choisissaient toujours pour deux raisons importantes à leurs yeux : elles étaient très solides et pas très chères.
Pas question de jolies baskets blanches élégantes, non, non, non, on écopait de ces grolles affiliées aux pompes de chantier à une époque où ce n'était pas du tout la mode.

Le pire dans tout ça, c'est que quand j'ai disposé d'un salaire qui m'aurait enfin permis d'acheter tous ces vêtements de marques, très mode, très chers, très futiles, la mode ne m'intéressait plus du tout.
La vie est mal faite non ?
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