Il existe 7 différences entre les 2 personnages.
Sauras-tu les retrouver ?
Hier, nous étions en visite chez des amis et nous parlions de voyages, du plaisir de voyager certes, mais aussi des petites
mésaventures qui te font rire à retardement.
L'Homme et moi, nous nous sommes souvenus de l'auberge du lac Taureau, région de Lanaudière - Mauricie - Quebec.
Quand tu arrives à cette auberge au bord du lac, au milieu d'une forêt immense, tu te dis que le paradis doit surement ressembler à ce coin là, c'est beau, très beau. Le lac Taureau aux eaux
calmes, le feu de cheminée dans l'auberge après le dîner, les aboiements des chiens de traineau dans la forêt, la gentillesse des québecois.
Le lendemain matin, je me lève à l'aube, j'aime être levée la première, siroter un café en regardant le soleil se lever, profiter du silence et de la solitude. J'attrape mon appareil photo, je
décide de partir faire un tour en forêt. Enfin, quand je dis "un tour" ... en réalité, j'entre dans les bois, je marche une dizaine de mètres, j'apperçois les niches des chiens d'attelage dans
une clairière, je m'arrête dans le but de faire une photo, je sens une piqure sur mon bras, puis sur mon molet, puis sur mon épaule, je suis environnée de maringouins* affamés, je
redémarre, je m'arrête, ils repassent à l'attaque, ils sont tellement virulents que je finis pas déclarer forfait et que je pique un sprint pour ressortir de ce no woman's land.
L'après-midi, une guide propose aux clients de l'auberge une petite rando jusqu'à un belvédère d'ou la vue est parait-il magnifique, je lui demande s'il faut prendre une tenue d'apiculteur, elle
se marre, me dit que non, ça ira, les maringouins ne seront pas aussi agressifs où nous allons.
Je cède, après tout, elle vit là toute l'année, elle sait de quoi elle parle, j'ai dû passer trop près d'une marre bien stagnante ou un truc de ce genre.
Au début, je l'ai presque crue la guide, nous étions une dizaine, nous marchions tranquillement, puis, certains d'entre nous ont commencé à s'arrêter pour admirer une fougère, un oiseau, un ...
nuage de maringouins !
Bien sur, j'étaits armée de mon spray à la citronelle, mais franchement, pour ces fous furieux d'insectes, j'étais juste un steack sauce citron. La seule échapatoire possible était de marcher
vite, sans s'arrêter, sans mollir. Si tu rallentis, ils attaquent. Quand tu marches vite, ils attaquent aussi, mais moins, ils se rabattent sur les plus faibles, les plus lents, les sacrifiés du
troupeau. On ne pouvait pas courrir, dans les sous-bois, si tu courres, tu peux tomber et si tu tombes, t'es dévoré vivant.
Notre guide se voulait rassurante : "t'inquiétes pas cousine, les maringouins y peuvent bien t'manger tout rond, mais y n'te r'fileront pas de maladies". Ah oui ? Tant mieux, mais on va
quand même rentrer par la route, parce qu'on n'envisage même pas de revenir sur nos pas avec la viande à vif.
De retour à l'auberge, on a comparé nos blessures : certains étaient plus gravement atteints que les autres.
On avait un "éléphant man" ("je ne suis pas un animal, je suis un être humain"), un "prison break" avec la carte tatouée dans le dos, mais en relief, un "néanderthal" car les maringouins avaient
piqué à la frontière de la casquette, directement dans les sourcils. Quant à moi, j'ai arrêté de compter les boutons après 18.
Quand je pense que la veille j'avais ri en voyant une casquette équipée d'une moustiquaire à la petite boutique de l'auberge ...
*maringouins = moustiques en québecois dans le texte
... ne montre pas toujours les dents.
Bisous
Kris ! J'aurais dû penser à la tapette !
Des moustiques gros comme des merles, c'est le bonheur.
Et les cafards, ils ressemblent à des pitbulls ?
comme quoi ...
lizagrece
@+
très drôle en tout cas !
MOUHAHAHAHHA
c'est immense ça
on s'y croirait, merci pour ce texte hilarant et comme toujours très bien écrit!