Il existe 7 différences entre les 2 personnages.
Sauras-tu les retrouver ?
Si tu as déjà eu besoin d'acheter des médicaments en pleine nuit, l'aventure que je vais te raconter te rapelleras sans doute des souvenirs dont tu te serais bien
passé.
Il y a quelques semaines, Petite Mère était malade. Bien sur, comme elle ne voulait déranger personne elle
avait décidé d'attendre un peu pour voir si ça allait passer tout seul.
Evidemment, cette méthode de soins ne fonctionne que très rarement, donc au lieu d'aller mieux, elle a fini par aller plus mal et l'a avoué à l'Homme qui lui téléphonait.
Comme par hasard, cela avait lieu le dimanche de Pâques, il était 20 h quand je suis arrivée chez elle et l'ai convaincue de déranger tout de même un Médecin SOS.
Un dimanche soir, sur un week-end prolongé, le toubib est arrivé à 23 heures et c'était déjà un bel effort à mon avis.
Le doc a examiné Petite Mère, discuté un peu avec elle puis il lui a prescrit je ne sais quoi à commencer dès que possible.
J'ai dit : "OK, appelle le commissariat pour savoir quelle pharmacie est ouverte la nuit".
Petite Mère contacte le commissariat de Vanves (à 2 km donc le plus proche) qui lui annonce que cela relève de la compétence du commissariat de Chatenay-Malabry (7km de plus). Petite Mère
appelle le commissariat de Chatenay-Malabry qui lui annonce qu'il faut venir sur place et qu'ils appelleront le pharmacien de garde.
Je file à ma voiture, je saisi l'adresse du commissariat sur mon GPS (je béni l'inventeur talentueux de cette machine magique) et je pars dans la nuit et dans la banlieue mortellement
calme.
J'arrive devant le commissariat pour constater que tout est éteint et fermé, je me dis qu'on a un curieux humour dans la police, je sors de la voiture, je m'approche pour lire sur la
porte un tout petit papier qui dit "la nuit, seule la porte de gauche DERRIERE le bâtiment sera ouverte".
Au commissariat de Chatenay-Malabry, la nuit, il n'y a pas afluence, tu peux me croire. Tout de suite on me demande ma carte d'identité, on vérifie que c'est bien la mienne en me demandant
mon adresse tout en planquant ma carte sous le comptoir, comme j'ai tout bon, on appelle un pharmacien par téléphone.
Moi, un peu naïve, j'avais cru qu'ils allaient le faire venir au commissariat, que nenni, le flic me donne l'adresse d'une pharmacie à Sceaux (5 km) et me dit que le pharmacien est prévenu et
qu'il m'attend.
Je re-file à ma voiture, je re-programme mon GPS (je baise les pieds de l'inventeur de cette machine magique) et je re-pars dans la nuit et dans la banlieue mortellement calme.
J'arrive devant la pharmacie dont on m'a remis l'adresse, tout est éteint.
Comme ils m'ont déjà fait le coup au commissariat, je m'approche en espérant voir un petit papier indicateur pour continuer le jeu de piste, mais je constate alors que, derrière la grille, la
porte vitrée est ouverte et qu'un type est tapi dans l'ombre de l'officine.
Je sursaute, il s'approche et chuchotte "Qui vous envoie ?"
Moi, en chuchottant aussi : "Chatenay-Malabry"
Lui (sur le ton de "tu as l'argent ? j'ai la came") : "Vous avez l'ordonnance ?"
Je glisse l'ordonnance entre les bareaux et je le vois disparaître dans l'ombre.
Je suis debout dans cette ruelle vide, devant la grille de la pharmacie, en train d'attendre en scrutant l'obscurité, il ne manquerait plus que je me fasse ramasser par les flics du commissariat
de Sceaux !
Au bout de quelques minutes, le pharmacien revient, il me tend un petit sac plastique à travers les barreaux sans rien dire.
Je re-re-file à ma voiture, je re-re-programme mon GPS (je fait un chemin de rose devant l'inventeur de cette machine magique) et je re-re-pars dans la nuit et dans la banlieue
mortellement calme.
En rentrant chez Petite Mère, j'ai la vague sensation d'avoir été acheter une substance illégale à un revendeur non officiel si tu vois ce que je veux dire...
... ne montre pas toujours les dents.