Il existe 7 différences entre les 2 personnages.
Sauras-tu les retrouver ?
"La science a pu trouver un traitement pour la plupart des maux mais elle n'a trouvé aucun remède pour le pire d'entre eux : l'apathie
des humains".
Il y a quelques jours, j'ai revu cette image chez
Les chats du
maquis, je me souviens bien de la
première fois où je l'avais découverte, elle m'avait immédiatement touchée, le message contenu dans cette photo est clair et bouleversant.
Je n'ai pas la prétention d'être meilleure que mes semblables et je suis souvent bien impuissante et désarmée face à la détresse, quelle qu'elle soit, mais une chose est sure, je ne détourne pas
le regard.
Bien sur, cela m'est arrivé autrefois, parce que c'était plus simple, parce que c'était moins dangereux, parce que je n'avais pas le temps, parce que je ne savais pas quoi faire, etc.
Je peux t'affirmer que je n'ai oublié aucune de ces petites lâchetés, chaque fois où j'ai choisi de ne pas me mouiller reste comme une ombre dans ma conscience.
Evidemment, je ne te parle pas d'évènements graves, de situations terrifiantes, je te parle de ce petit chat qu'on aperçoit et dont on préfère penser qu'il a un propriétaire parce qu'on court
travailler, je te parle de cet homme qui titube et vascille un peu mais ne tombe pas et qu'on choisi de croire joyeusement ivre parce qu'il est très tard et qu'on est épuisé, je te parle de cette
dame âgée qui s'assoit un moment avec un sac de courses trop lourd pour elle et dont on peut croire qu'elle s'assoit simplement parce qu'elle à tout son temps alors qu'on est très pressé...
Hier, nous étions en voiture avec l'Homme, dans la rue d'un village de Seine et Marne, j'aperçois un petit oiseau au beau milieu de la chaussée, un oiseau plus grand sautille autour de
lui et s'envole à notre arrivée.
Nous contournons l'oisillon, l'Homme s'arrête un peu plus loin et je descend en courant pour aller vérifier l'état du petiot. Arrivent 2 ou 3 autres voitures, je suis encore à quelques mètres du
petiot alors je marche très vite en plein sur la rue, dans l'axe de l'oisillon, en leur faisant de grands gestes pour que les conducteurs fassent un écart.
Le petit à l'air d'aller bien, il piaille, je me penche, je le ramasse délicatement, je vois sa mère qui volette à quelques mètres, je me dis que je vais le déposer plus loin, en sécurité et la
laisser faire son job de mère-piaf.
A ce moment, 2 hommes et 1 femme qui discutaient devant la grille ouverte d'un jardin me demandent ce que je fais, j'explique que j'ai l'intention de placer le petit dans un endroit plus sur que
le milieu de la rue car il a toutes les chances de se faire écrabouiller dans les 10 minutes qui viennent.
"C'est la vie madame" me répond l'un des hommes.
"On n'y peut rien vous savez" renchérit le second.
La femme ajoute un "Dans ce cas il vaudrait mieux ne pas trop le toucher, sinon sa mère ne voudra plus de lui".
Je vais déposer l'oisillon sous un porche, je surveille sa mère pour vérifier qu'elle l'a repéré, qu'elle le rejoint, puis je remonte en voiture.
C'est peu de choses, mais j'ignore tout des oiseaux, je ne sais pas à quelle espèce il appartient, je pense (peut-être à tort) que ses chances de survie sont meilleures avec l'aide de sa
mère que dans mon appartement de félins au 8ème étage en ville où je n'ai même pas une cage.
Vois-tu, j'ignore si il a pu redécoller, s'il a survécu, mais je suis absolument certaine d'une chose : si je l'avais laissé là où il était, il serait mort écrasé sans l'ombre d'un doute.
Ensuite, j'ai repensé à ces 3 humains qui discutaient à 2 mètres de lui, l'entendaient piailler, voyaient les petits allers-retours paniqués de sa mère, regardaient les véhicules faire des écarts
pour l'éviter et ... ne bougeaient pas d'un pouce.
L'un d'entre eux au moins était l'habitant de la maison dont la porte était ouverte, il aurait pu ramasser l'oisillon et le mettre dans son jardin, n'importe lequel des 3 aurait pu franchir
les 2 mètres qui les séparaient du petiot et le récupérer.
Alors, oui, des petits oiseaux présument de leurs forces et tombent du nid et "c'est la vie", certains se tuent dans la chute ou sont attaqués par des prédateurs et "on n'y peut rien vous savez",
mais s'il suffit de faire quelques pas et de se pencher pour donner une petite chance à la vie et que nous choisissons de ne pas les faire, que sommes-nous ?
... ne montre pas toujours les dents.
Malheureusement, beaucoup de gens pensent que ce ne sont "que" des animaux, "y a pas mort d'hommes !", ben moi je suis d'accord avec toi.
L'indifférence m'est déjà insupportable, mais ça ? J'ai quelquefois l'impression que nous ne sommes pas tous au même échelon de l'évolution.
Conclusion: Il en a sauvé 2...
Je m'en veux encore aujourd'hui
Claudia
Depuis tous les jours j'ai une pensée pour lui.....
Bonne soirée et gros bisous
Quand j'étais enfant, j'ai assisté à la même scène et je ne l'ai pas oubliée non plus.
Quand on ne regarde pas vers les autres, il ne faut pas s'étonner que les autres ne regardent pas vers nous, c'est certain.
Il y a peu, j'ai écarté moi même, ramassé et enterré un chat qui s'était fait taper sur le bord de la route et qui était resté au milieu... Si je ne l'avais pas fait, personne ne l'aurait fait et les véhicules seraient passés et repassés dessus ? Comme ça ? c'est normal ? Pas pour moi, et tant pis si une fois de plus je suis passée pour une cruche trop sensible...
Qu'importe, je préfère faire partie de la solution que d'être un élément du problème.
J'ai découvert votre blog depuis peu et j'aime vos articles, vos réfexions, votre sensibilité surtout !
Amicalement
Annie Montigny
Merci pour votre commentaire amical.
Bonne nuit.
ce fut une petite victoire sur la bêtise humaine. et c'est toujours ça de pris sur le temps qui passe !!!
Voilà un lapereau à qui vous avez tous les deux donné une chance de devenir lapin.
Cette affiche, qui fait si mal, émane du FLA (front de libération des animaux) ; mouvement radical, controversé certes, mais qui a aussi des actions moins commandos dans les laboratoires de vivisection notamment...
Puisse le petit oisillon retourner sous l'aile protectrice de sa mère.
Chaleureusement
Rose
D'un côté, mon respect de la vie m'interdirais de prendre des risques avec celle d'autrui, d'un l'autre côté, je me dis que les "tueurs" se fichent bien de la diplomatie et qu'il faut parfois choisir l'action quand le danger et la souffrance sont manifestes.
et bien dans la majorité des cas, nous sommes des égoïstes, des égocentriques aveugles, des fatalistes et des lâches...
heureusement, quelque fois, il y a des gens comme toi, comme d 'autres,peu nombreux mais tellement importants, qui redonne foi en l'Humain.
Ce que vous avez fait pour cet oiseau c'est exactement ce qu'il fallait. Si les parents sont là il faut mettre l'oiseau à l'abris, de préference en hauteur à cause des panthères et autres boules à poil, les parents viendront lui donner la becquée. Et non l'odeur humaine sur les oiseaux n'empèche pas les parents de s'occuper de leur petit. Je viens juste de me renseigner.
Bien à vous
Nath
Quoi qu'il en soit, la seule chose dont j'étais absolument certaine, c'est que je ne pouvais pas le laisser au milieu de la chaussée.