Il existe 7 différences entre les 2 personnages.
Sauras-tu les retrouver ?
Alors, tout d'abord, félicitations à Coqueline et Laurence qui ont trouvé la bonne réponse : Lucky arrivait de Polynésie française et, plus exactement, de Papeete.
De tous les animaux que je suis amenée à transporter, j'avais envie de te parler de lui parce que ses propriétaires sont de ces gens qui te redonnent foi en tes semblables.
Tu le sais peut-être, en ce moment, c'est la grande saison des abandons qui commence, en même temps que l'explosion démographique des chiots, chatons, bébés animaux en tous genres due à
l'irresponsabilité de propriétaires qui veulent se faire plaisir en ayant une portée (ou plusieurs !) et se foutent éperdument de l'avenir des petits ainsi que du destin de ceux qui attendent
déjà une famille.
Or, Lucky, ses propriétaires l'ont rencontré quand ils sont allés vivre en Polynésie. Lucky était un chat errant tahitien.
Quand il a fallut rentrer en métropole, toute la famille a décidé que Lucky serait du voyage, qu'il n'était pas question de l'oublier sur place.
Pour eux, ça a été un peu compliqué, il y a eu des démarches nombreuses et plutôt onéreuses. Leur vétérinaire leur a même offert la dernière consultation car il était heureux pour Lucky et
qu'il a plutôt l'habitude de voir les gens partir comme ils sont arrivés : sans chat.
Il a fallut tout prévoir pour que Lucky voyage en soute car il n'était pas autorisé en cabine, il a fallut lui payer une pension qui le prenne en charge jusqu'au départ du fret qui avait lieu
après le départ de sa famille.
Pire encore, 2 semaines à peine avant le départ, la famille a appris que la compagnie aérienne amenait Lucky jusqu'à l'aéroport de Roissy mais refusait de le transférer ensuite à l'aéroport de
Lyon Saint Exupéry.
Ils vivent en Isère, et leur avion se posait à Lyon en fin de matinée alors que l'avion de Lucky se posait à Roissy à 17 heures. Ils se sont décarcassés, ont cherché une solution, et finalement
m'ont confié la mission de récupérer le petit père et de leur amener.
Lucky a donc supporté 18 heures de vol + 2 heures d'escale à Los Angeles + 2 heures de tri du fret avant qu'il me soit confié + 6 heures de route. Il y a fort à parier qu'il était inquiet et
qu'il a vraiment dû se demander pourquoi on lui faisait subir tout ça.
Pourtant, crois-le si tu veux, quand il est enfin arrivé dans sa famille, il est sorti de la caisse comme si de rien n'était, il a commencé à explorer un peu la maison, a été réveiller les
enfants, est venu ronronner et chercher quelques caresses. Il était le seul habitant de la maison à avoir l'air aussi frais et dispos.
Ses humains étaient heureux, moi j'étais ravie d'avoir pu rencontrer des gens biens, des gens qui aiment pour de vrai, sans ménager leur temps, leur énergie ou leur argent.
Comme je te le disais, je crois que Lucky porte bien son nom, chanceux petit bonhomme qui s'est choisi la bonne famille.
... ne montre pas toujours les dents.