Humeur, humour ... parfois noir.
Pol m'a
proposé d'adopter un mot. L'idée me séduit, sauver un mot de l'oubli, moins compliqué que
de sauver un livre, car la référence à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ne nous aura pas échappé.
J'aime les mots, depuis toujours, ils ont été mes compagnons dès que j'ai su lire. A Malakoff où j'ai grandi, la bibliothèque avait une section enfants et une section adultes, évidemment, les
enfants avaient le droit d'emprunter des bouquins dans la section des grands et c'est ce que j'ai fait, je n'ai d'ailleurs pas de souvenirs de la section des enfants, je n'y ai sans doute pas
passé beaucoup de temps.
Les mots, les phrases qu'ils composent nous permettent de comprendre et d'être compris. Bien choisis, ils permettent à n'importe quel cerveau un peu ouvert d'appréhender le monde qui
l'entoure.
Les mots ont un pouvoir, dès que je l'ai compris, je l'ai utilisé, pas toujours honnêtement, il faut bien l'avouer. Maîtriser les mots, la communication, le langage parlé ou écrit revient à
détenir un secret, mais un secret qu'on adore partager.
Le mot que j'ai choisi de sauver c'est "LABYRINTHE". D'abord pour le mystère et le danger qu'il contient, ensuite parce qu'il est compliqué et donc menacé de simplification
barbare. Est-ce qu'un labirinte recèle autant de risques qu'un labyrinthe, franchement ?