Humeur, humour ... parfois noir.
Allez hop ! Dans la série "les bêtises de gosses", vous avez eu droit à l'histoire du train et des cahiers, je vous présente maintenant : le casse du siècle.
On ne change pas une équipe qui gagne, reprenons donc les cousins dans leur période la plus prolifique.
Les cousins et leurs amis ont construit une cabane sur le terrain de la maison familiale de l'un d'eux. Le choix s'est fait selon un critère précis : le terrain devait être suffisamment grand et
arboré pour que la cabane soit invisible depuis la maison, donc, hors de vue des parents.
Ils s'y mettent tous avec une belle ardeur, empruntent des outils, récupèrent des planches, des branches, ils recyclent tout ce qu'on veut bien leur donner et bâtissent une splendide cabane avec
vue imprenable sur la campagne.
En fait, c'est là qu'est l'os, la vue imprenable sur la campagne. Ils ont ménagé un trou rectangulaire en guise de fenêtre, le problème, c'est que le vent, la pluie, le froid leur pourrissent un
peu les parties de cartes et les fumettes en cachette.
Ils ont pourtant soigné l'étanchéité avec de la mousse et des bâches en plastique, sans cette maudite fenêtre, la cabane serait un paradis. Le problème, c'est que si ils condamnent la fenêtre, il
faudra rester dans le noir et ce n'est pas envisageable.
Ils décident qu'il leur faut une vitre, mais, après un tour complet des généreux donateurs, ils rentrent les mains vides. Leurs jeunes cerveaux ne sont jamais à court d'idées lumineuses, ils
décident de monter une opération dont le nom de code sera "réquisition de la vitre de l'abri bus".
Equipés des outils prêtés par leurs parents, ils se faufilent à la nuit tombante le long de la route, démontent aussi vite que possible la grande vitre, et foncent à travers champs avec ce
discret carreau d'un mètre sur deux.
Le jour même, la vitre de l'abri bus, qui n'entre pas par la porte de la cabane, est posée contre la façade à fenêtre. Les cousins et leurs amis sont ravis, non seulement ils sont maintenant à
l'abri, mais en plus, la vitre est si grande qu'elle isole une bonne partie du mur.
Le lendemain, les voleurs de grands chemins profitent tranquillement de leur palace quand ils aperçoivent, arrivant dans le chemin qui mène à la maison des parents, la voiture des gendarmes
gyrophare et sirène en action.
La vérité leur apparaît dans toute son horreur : ils ont été balancés. Le pire, c'est que l'objet du délit repose contre le mur de la cabane, bien en vue.
Ils commencent à paniquer, pensent à la prison qui les attend puis ils aperçoivent, sortant de chez eux, suivis par les gendarmes et se dirigeant vers la cabane, les parents dont le visage est
rouge de honte et de colère.
Ils réalisent que la justice parentale va sévir avant la justice pénale et qu'ils vont en prendre pour perpète d'interdiction de sortie, d'interdiction de cabane et d'interdiction de trainer avec les autres voyous.