Humeur, humour ... parfois noir.
Mon
frère, l'Infirmier, a décidé de changer tous les meubles de la chambres de ses 2 fils. Avec son épouse Choupette, ils ont dégotté un fabricant de jolis meubles (en kit et en pin, mais pas chez le
géant scandinave) et se sont fait livrer : des lits superposés, une armoire, un bureau.
Le jour de la livraison, Choupette était au boulot, l'Infirmier nous avait demandé un coup de main pour le montage donc nous voilà à 3 dans la chambre des garçons pour attaquer le jeu de
construction. Les enfants sont pris en charge par leur grand-mère, jusqu'ici tout va bien.
Samedi
15 h : nous commençons par le plus volumineux : les lits superposés. Attention, il y a 2 grosses boites de pièces détachées et une seule feuille d'instructions de montage. Evidemment,
comme le plan se contente de représenter le meuble "éclaté" sans donner d'information sur l'ordre des opérations, nous vissons puis dévissons puis revissons mais, comme disait ma grand-mère
"Faire et défaire, c'est toujours travailler".
Quand il s'agit de poser enfin l'échelle dans l'un des angles, nous nous apercevons que l'une des vis de fixation est clairement trop courte, nous imaginons que, peut-être, l'échelle doit être
placée dans un autre angle. Nous dévissons, revissons, constatons que la vis sera toujours trop courte, nous fixons l'échelle de notre mieux en comptant sur le fait qu'un petit garçon de 4 ans ne
pèse pas 80 kilos.
Bilan : l'Infirmier s'est abîmé un doigt, il manque les vis de fixation des sommiers, la vis de l'échelle est trop courte.
19 h : nous passons à l'armoire. 3 grosses boites de pièces détachées, 3 feuilles d'instruction dont une entière pour le montage des tiroirs, nous espérons que ça va être
plus simple car pour l'instant nous avons l'atroce sensation de ne plus rien comprendre et, en gros, d'avoir un cerveau pour 3 et 6 mains gauches.
Début de l'opération armoire : le fond du meuble et les pieds : 10 minutes pour décider laquelle des 3 planches est le
fond et 5 minutes pour décider quelles vis fixent les pieds... ça commence fort.
Bilan : j'ai reçu une planche très lourde sur le crâne, l'Infirmier s'est abîmé un deuxième doigt.
21 h : en parfait chef de chantier j'organise le travail : l'Homme assurera les finitions de l'armoire (toutes les charnières, les portes, la tringle, les étagères),
l'Infirmier se voit confier la mission "assemblage et pose des 5 tiroirs de l'armoire", je m'attribue le montage du bureau.
Bilan : l'Infirmier s'est esquinté une rotule et chante "Bob le Bricoleur".
22 h : l'Homme et l'Infirmier ont presque terminé leur job, Choupette est rentrée du boulot et a commandé des pizzas, les 2 enfants rêvent d'aller se coucher mais n'ont même pas
encore de draps dans leur lit et n'ont pas intérêt à moufter c'est moi qui vous le dit.
22 h 30 : les pizzas arrivent, une des vis du bureau n'a jamais voulu entrer dans le trou prévu à cet effet, la structure est prête mais les tiroirs ne sont encore qu'un
lot de planches. Nous décidons de dîner.
23 h 10 : nous quittons l'Infirmier et Choupette, leur appartement ressemble à une zone de guerre. J'éprouve la plus grande compassion à l'idée que leur journée de dimanche sera
consacrée à du montage de tiroirs et au rangement d'un foutoir tel que je soupçonne l'Infirmier de vouloir déclencher un incendie volontaire.
Dimanche
13 h 45 : Choupette, l'Infirmier, si vous me lisez, sachez que malgré ma compassion, pour nous aujourd'hui c'est "journée pyjama", nous penserons bien à vous ...
PS : toi aussi lecteur tu peux t'amuser avec nous en imprimant l'image en tête d'article et en coloriant Bob le Bricoleur.