Humeur, humour ... parfois noir.
Je fais partie des blogueurs pour qui le blog rank ne représente pas grand-chose.
Au tout début, je m'en inquiétais, comme s'il s'agissait d'un but à atteindre, d'une preuve irréfutable de mon talent d'auteure.
Je sais, tu es déçu, tu m'imaginais hors d'atteinte de ces petites satisfactions d'orgeuil et tu constates que je ne suis qu'un être humain ordinaire ...
Ce n'est pas le sujet, c'est seulement une introduction qui justifie que, chaque jour, je file lire mes statistiques pour voir quels articles ont été lus et d'où viennent les lecteurs.
Je connais bien certains de mes lecteurs dont je fréquente les blogs, j'en connais qui me lisent et n'ont pas de blog et enfin, j'en connais qui font partie de mon entourage (les amis et la
famille, ça compte ?).
Quelquefois, une personne que je ne connais pas me laisse un commentaire et je dois résister très fort à l'envie de lui demander si elle vient pour la première fois, pour la première et la
dernière fois, depuis longtemps mais silencieusement, par hasard parce que j'étais sur la page "actualité" d'OB ... Bref, je suis dévorée de curiosité.
Mais il y a un type de lecteur qui me fascine entre tous (attention, c'est peut-être de toi que je parle là !), c'est le lecteur qui, en l'espace de 3 ou 4 jours remonte les allées du blog,
feuillette les archives, ouvre et peut-être même lit tous les articles.
Etant moi aussi une lectrice, je sais bien que c'est au moment où je découvre un nouveau blog que je me lance dans une lecture quasi-complète de son contenu.
En effet, les blogs que je connais, j'y vais régulièrement et je n'ai nul besoin d'aller fureter au fond de leurs tiroirs, de leurs caves et de leurs greniers pour prendre possession des
lieux.
Quelquefois, moi non plus je ne laisse pas de commentaires lors de ma première exploration parce que je veux d'abord avoir bien compris où je suis.
Quelquefois, si le blog semble avoir peu de lecteurs mais fidèles, j'ose à peine intervenir, comme si j'étais un intrus débarqué au milieu d'un groupe d'amis.
Quelquefois, je suis tellement d'accord avec ce qui est écrit et ça a été tellement mieux dit que je ne l'aurais fait que je n'ai aucune envie de laisser un message d'une désolante platitude.
Quelquefois, ce que j'ai lu m'a bouleversée et je reste muette, cherchant des mots qui ne soient pas vains.
Quelquefois, le talent de l'auteur m'impressionne tant qu'il me faut du temps pour oser l'aborder.
Et toi ? Tu t'efforces de laisser une trace de ton passage ? Tu laisses un petit mot sur la porte qui dit "je
suis passé chez toi" car tu aimes qu'on t'en laisses aussi ou tu reste dans l'ombre du porche ?
Si tu fais partie des silencieux, qu'est-ce qui te pousse à explorer un blog de fond en comble (et donc surement à l'aimer) et à ne pas laisser de commentaire ?