Humeur, humour ... parfois noir.
Voilà une éternité que je n'avais rien publié.
Pas vraiment parce que je n'avais rien à dire mais parce que je n'avais plus trop le temps de le dire et que je passais pas mal de temps sur le blog de la Tribu Velue (ICI).
Or, aujourd'hui est un bon jour car je vire mon banquier.
J'aurais dû le faire depuis longtemps mais, tu sais ce que c'est, on a la flemme, on sait que ça va demander des démarches,
qu'il va falloir penser à avertir tous les créanciers, qu'on devra (malheureusement) trouver une nouvelle banque qui soit mieux que celle qu'on quitte, on se dit que les banquiers se valent
tous et qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, etc... Bref, un bagne administratif dont je me dispensais jusqu'à cette année.
En effet, le mois de janvier vient de démarrer en fanfarre concernant mon compte en banque et je viens de prendre conscience d'une réalité effrayante : mon banquier n'est pas involontairement
incompétent, il m'escroque tout simplement.
Je t'assure que, pour une fois, je n'exagère rien, je n'extrapole pas, je ne fais pas de déductions hatives fondées sur je-ne-sais quel a priori, non, non, mon banquier me vole et, pire que tout,
il le fait sans subtilité.
Je t'explique la situation :
Le 12 janvier, une guichetière me téléphone pour me signaler qu'une demande de prélèvement vient de leur être présenté et
que mon compte courant présente un solde insuffisant pour l'honorer. Avant même que je le lui suggère, elle me propose d'effectuer un virement entre mon compte épargne et mon compte courant pour
éviter un découvert colossal. Je la remercie, la félicite d'être la seule dans cette saleté d'établissement bancaire à prendre la peine d'appeler les clients, bref, j'ai peine à croire qu'il
existe une vraie personne dans cette agence.
A l'instant même, mon compte devient donc royalement créditeur.
Le 13 janvier, oh surprise, on me débite une commision d'intervention de 8,20 euros. Sur un compte créditeur ? Je fonce à l'agence où j'explique la situation, exige de savoir pourquoi on me colle
une commission d'intervention sur un compte créditeur et là, magie de l'arnaque, la greluche du guichet m'annonce qu'en fait, la demande de prélèvement était arrivée le 10 janvier, donc 2 jours
avant que sa collègue ne me contacte, que c'est cette date de réception de la demande qui compte et qu'à cette date, mon compte aurait donc été "théoriquement" à découvert si la somme avait été
prélevée.
Je récapitule au cas où tu n'aurais pas tout suivi :
- une demande de prélèvement arrive à la banque.
- la banque ne la traite pas, elle attend 2 jours.
- 2 jours plus tard, donc, la banque traite la demande et, peu importe si ton compte présente alors un solde créditeur d'un million d'euros, s'il était insuffisant 2 jours avant, tu te prends une
commission.
Bien entendu, la banque estime qu'elle n'a pas à prouver la date réelle d'arrivée de la demande de prélèvement, elle
t'affirme simplement que c'était au moment où ton compte n'aurait pas permis de l'honorer, point-barre...
Est-il nécessaire que je te précise que j'ai fais un scandale ?
Que j'ai élevé suffisamment la voix pour que tous les clients puissent entendre ce que je pensais de ces méthodes de margoulins ?
J'étais furieuse mais, comme d'habitude, j'ai bien fini par me calmer... Jusqu'au 24 janvier... où ils ont recommencé !
Alors, cette fois, très calmement, j'ai téléphoné pour demander des explications, on m'a ressorti la même théorie bidon à base de date de présentation fictive, exactement le même concert de
pipeau que la fois précédente. J'ai expliqué ce que j'en pensais, puis j'ai dit "donnez-moi un rendez-vous, je veux clôturer mes comptes".
La menteuse au téléphone a essayé de rattraper le coup en promettant de rembourser les 8,20 euros de commission d'intervention, ce à quoi j'ai rétorqué "Inutile madame, ces 8,20 euros vous me les
volez pour la seconde et dernière fois, ils me permettent de ne pas oublier le dicton : trompe moi une fois, honte sur toi, trompe moi deux fois, honte
sur moi".
Voilà, je ne sais pas quelle banque détiens tes sous, les miens, jusqu'à aujourd'hui, étaient au Crédit Agricole.