Humeur, humour ... parfois noir.
Tout a commencé
il y a 3 semaines quand la Chef est partie en vacances.
Le vendredi elle a eu le sourire toute la journée et le lundi matin, la Petite Miss et moi étions destinataires d'un mail très scolaire et très désagréable dont presque tout le monde était en
copie.
Il y était question de nous rappeler qu'il fallait que nous travaillions en son absence.
La Petite Miss et moi, on est trop susceptibles, on était fâchées et on s'est dit qu'on lui mettrait bien notre pied dans le fondement pour lui apprendre le courage.
Ce matin, décidées à lui présenter l'adition, nous y allons en duo, et demandons des explications.
Elle commence par prétendre que la forme n'était pas vexante, nous insistons en affirmant que tous ceux qui l'ont lu ont eu cette impression pourtant.
Elle contre-attaque en avançant que j'aurais dû être seule destinataire mais qu'elle a ajouté la Petite Miss pour ne pas me vexer.
A partir de là, j'entre dans la 4ème dimension, je pénètre dans l'empire de la mauvaise foi, elle m'attaque sur tout et n'importe quoi, allant jusqu'à prétendre qu'elles (la Chef et ses acolytes) doivent parler en secret de leurs programmes télévisés favoris (Secret Story, la Star'Ac, l'Amour est dans le pré) car j'ai l'indélicatesse d'en rire.
Il y a un moment, je ne sais plus bien quand, j'étais déjà en mode "défense du territoire" depuis longtemps, je bascule en mode "pas de quartier, mort aux lâches". Je lui dis ce que j'en pense, qu'elles sont paranoïaques et ridicules, et que, peut-être, j'ai bien fait de ne pas me remplir la cervelle au même réservoir à déchets qu'elles.
Je sors sur un magnifique "Ca suffit, je ne vais pas perdre ma journée avec toi, il n'y a pas de discussion possible" (avec claquement de porte sur le dernier mot).
Elle a fait la gueule toute la matinée puis elle est partie déjeuner. Elle n'est rentrée qu'à 16 heures. Depuis, elle m'a proposé un café, m'a sourit, a même tenté quelques plaisanteries. Cette
femme est folle.
L'honnêteté m'oblige cependant à avouer que, puisqu'au départ elle m'a convaincue de travailler avec elle et que je l'ai crue, il se pourrait (je dis bien "il se pourrait") que je sois réellement aussi con que j'en ai l'air.