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Humeur, humour ... parfois noir.

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Le gros coup du caméléon

Samedi après-midi, je téléphone à une amie qui m'apprend qu'elle est au Mondial du 2 roues. STOP ! Je vous entends d'ici "toi alors, tu t'y connais pour planter un décor", "le Mondial du 2 roues ? passionnant ton article", "Rien que le début, on n'a pas envie de savoir la suite", etc, etc.

Je n'ai pas l'intention de vous parler de mes amies ou des motos, je voulais juste parler d'un drôle de travers que nous avons, nous les femelles de l'espèce : le syndrome du caméléon.

En fait, mon amie s'est retrouvée devant les bécanes pour une seule et unique raison : son nouvel amour aime les motos. 

Pourquoi faut-il que nous nous intéressions à ce point aux passions de nos passions ? 
Pourquoi, au lieu de passer bêtement l'après-midi à nous pomponner tranquillement pour être resplendissante le soir quand il passera nous chercher, on préfère accompagner son tout nouveau chéri : à la pêche (ou pire, à la chasse) - au foot - au Mondial du 2 roues ou de l'auto - à une course de F1 - à un film de Jean-Claude Van Damme - à .... (rayez les mentions inutiles et/ou ajoutez les vôtres) ?

En dehors du fait qu'il n'y a pas un homme par femme sur cette maudite planète, qu'une bonne proportion est impropre à la consommation et qu'on a tendance à s'accrocher aux bons comme des sacs à dos, qu'est-ce qui peut bien nous laisser croire que nous allons nous mettre à aimer la pêche au gros parce qu'il adore ça ?

Le pire, c'est que, si l'histoire se prolonge, il arrivera un moment où il faudra avouer que "non, je ne me lèverai pas tous les dimanches de ma vie pour aller t'encourager au stade par tous les temps", immanquablement, il nous regardera, surpris "pourtant tu adorais ça avant" (et là, attention, on n'est plus très loin du "Tu deviens chiante").

Je connais l'Homme depuis assez longtemps pour me permettre de le laisser filer au Festival d'Angoulème avec son pote plutôt que de m'accrocher à lui comme un greffon, mais je me rappelle bien avoir été aussi bête que les autres.

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Z
C'est vraiment de la connerie...J'admets de moins en moins cette tendance à baffouer de son gré ses libertés individuelles. Car dans le fond, c'est de cela dont il s'agit. Comme si on n'en était pas assez privé déjà par la vie sociale, le boulot... Comment peut-on pousser le déni de soi jusque dans son intimité ?Enfin, chacun fait ce qu'il veut bien s'autoriser. N'empêche que c'est de la connerie.Z.
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L
Oui, c'en est, il se trouve que nous pouvons aller très loin pour grapiller des miettes d'amour, ou de ce que nous espérons en être.
P
chacun ses passions et ses activités sans les imposer à l'autre une régle de base me semble t-ilbonne journée
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L
C'est vrai, c'est d'ailleurs rarement imposé, mais nous nous les imposons souvent nous-mêmes.
G
Pas mal ta charade Napoléonienne, Je lui ai consacré un article.
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L
trop aimable.
H
Et si c'était réciproque?.. Et si nous aussi, de temps en temps, nous suivons béatement juste pour être là, pour donner le sentiment que nous partageons cet instant...Je l'ai fait!Donnant-donnant! Mais plus ça va, mois je demande pour moins avoir à donner!^^ Je pense qu'il faut préserver nos penchants, des espaces d'intimité.
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L
Conserver son territoire et en partager de petites portions seulement. Je connais un seul couple totalement fusionnel et je n'arrive toujours pas à comprendre comment ça fonctionne.
M
je ne me rappelle pas que Fab m'ai entrainé où que ce soit ou que je l'ai suivi, ou alors c'est que je ne me suis pas forcée et que c'etait des trucs que j'aimais.Bonne journéebises
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L
Tu es vernie, avoir les mêmes goûts c'est une solution, mais alors en trouver un qui soit parfait ET avec les mêmes goûts, c'est très fort.