Humeur, humour ... parfois noir.
Après les sablés en formes de chats, une nouvelle aventure du croco forçat : les
patates.
L'Homme a été recruté par son beau-frère le Disciple de Yoda pour organiser une bouffe à distribuer à ses
clients lors d'une journée spéciale à sa boutique.
Après moultes discussions sur ce qu'il est pratique et bon de servir en cette saison, le plat à été choisi : une tartiflette façon Tatin.
Alors, pour une bonne tartiflette façon Tatin pour 360 personnes à peu près, compter :
- 8 kg de fromage
- 30 rouleaux de pate feuilletée
- 8 litres de crème
- 30 kg de pommes de terre (voir illustration à gauche)
30 kg de patates ! Si tu n'es pas restaurateur, il y a peu de chance pour que tu aies déjà cuisiné 30 kg de patates en une seule fois.
Mais les cuisiner, c'est rien (surtout pour moi puisque c'est de job de l'Homme), avant de les cuisiner, il faut les cuire et les éplucher.
Premièrement : fabriquer une tonne de glaçons pour l'opération "choc thermique".
Deuxièmement : dégotter 2 gamelles taille XXL, une pour la cuisson, l'autre pour l'eau glacée (une grande cuvette fait l'affaire).
Troisièmement : étaler un drap propre sur le sol du salon, ouvrir tous les sacs de patates, repousser les chats qui sont fascinés par toutes ces grosses baballes.
Quatrièmement : trier les patates par calibre car il faut cuire ensemble des patates de la même taille si on ne veut pas se retrouver avec des petites en purée et des grosses dures comme des
galets. Repousser les chats qui font rien qu'à mélanger les tas de grosses baballes et récupérer les baballes patates expédiées sous les
meubles.
Cinquièmement : cuire le plus grand nombre de patates possible à chaque fournée pour limiter le nombre d'heures de cuisson. Balancer les patates cuites dans l'eau glacée en essayant de ne pas
provoquer un tsunami dans la cuisine, repousser le chat qui tente d'attraper les grosses baballes dans le fond de la cuvette.
Sixièmement : faire une découpe en cercle autour de chaque patate et dépiauter puis stocker dans une autre grande cuvette.
Septièmement : stocker toutes les grandes cuvettes sur le balcon car je n'ai pas le frigo de Gulliver.
Bilan de l'opération "patate chaude" : au bout d'un moment, j'avais tellement d'amidon sur les doigts qu'il aurait été impossible de relever mes empreintes digitales et mon balcon ressemblait à une annexe d'épicerie.
Grouillot, en cuisine, je te le dis, ça ne peut pas être un choix de carrière, encore moins une vocation.
Tu sais ce qui est pire dans tout ça ? Non ? Eh bien le pire, c'est que personne ne m'a obligée à le faire, j'étais volontaire ... Aaaargh !