Humeur, humour ... parfois noir.
Ayait ! La semaine dernière les ravaleurs sont passés sur mon balcon...
Alors, récapitulons :
Mercredi : je peignais tranquillement une étagère dans le salon quand je vois la nacelle s'arrêter
juste en face de mon balcon.
Le type en ciré passe de la nacelle au balcon, me salue d'un geste et déclenche le karcher. Au départ, mon idée était de surveiller le boulot, mais je n'avais pas du tout envisagé que le karcher
ça balance BEAUCOUP d'eau et essayer de surveiller quoi que ce soit à travers le déluge artificiel qui s'abattait sur la baie vitrée nécéssitait des supers pouvoirs qui me font
défaut.
Je décide donc d'aller plutôt me balader et, en rentrant, je jette un oeil
sur le balcon, j'ai un doute terrible, je mouille mon doigt et le passe sur la peinture, il y laisse cette trace là :
Si c'est pas une trace de crasse ça, je veux bien boire de l'eau de vaisselle !
Jeudi : la nacelle se présente et le peintre saute sur le balcon. Je lui montre la trace, et signale qu'il ne serait pas très malin de repeindre une surface sale, il me répond
"je sais pas, je suis là pour la peinture moi...) et il appelle son chef qui se trouve sur la terrasse juste au-dessus de nous (Rachiiiiiiiid, Rachiiiiid).
Rachid arrive, je lui montre, il partage mon opinion et me dit que le Karcher va revenir.
Mais le Karcher ne revient pas de la journée et le peintre s'occupe des étages inférieurs.
Vendredi : le Karcher revient avec Rachid, il a l'air inquiet et proteste de son innocence : "Mais je l'ai fait, vous m'avez vu Madame, vous étiez dans le salon". Je confirme
qu'il était bien là mais que ça ne change rien à l'état de mon balcon.
Rachid décrète alors que finalement, ce n'est pas de la crasse mais que la peinture précédemment utilisée était sans doute une peinture pour l'intérieur et qu'elle s'est dégradée.
Je sais, tu te dis que ce type me prend pour une quiche, et tu n'as pas tord, mais là j'avoue qu'il me manquait des connaissances chimiques qui m'auraient permis d'en débattre.
En fin de matinée, retour du peintre qui tartine une première couche sur le plafond, mais pas sur les murs.
Le peintre n'a pas d'escabeau, il s'appuie comme il peut sur le bord du bac (ou dans le bac, piétinant mes fleurs comme une brute épaisse), prend des risques inouis pour atteindre le plafond,
j'ai pitié, je lui signale que j'ai un escabeau et que je peux le lui prêter. Il n'en veut pas merci, il en a un mais il le laisse "en-bas" (!?)
J'ai dû m'absenter et, quand je suis rentrée, une seconde couche à bien été passée sur le plafond, mais toujours pas sur les murs. Je me demande pourquoi il ne fait pas tout au cours d'un même
passage ?
Samedi : En fin de matinée, retour du peintre pour la première couche des murs. Je déprime un peu, je regarde tout le bazar de plantes, de pots et d'étagères stocké
dans mon salon qui font comme un Luna Park géant pour les greffiers et je réalise tout ça n'est pas prêt de retourner sur le balcon.
En fin de matinée + 15 minutes, retour du peintre pour la seconde couche.
Je suis sceptique, je ne connais aucune peinture dont les temps de pause soient aussi courts entre deux couches.
Partant du principe que le peintre est un pro, je le laisse faire mais on ne m'otera pas de l'idée qu'il est en train d'essayer de rattraper le temps perdu la veille.
Quelques heures plus tard, ne voyant plus ni la nacelle, ni le peintre, je considère que tout est terminé, je sors pour constater que la peinture des murs est tellement épaisse qu'elle ressemble
à du crépi, mais semble à peu près sèche.
L'Homme part à la recherche de Rachiiiiiid, qui est nettement le chef du groupe, pour savoir si nous pouvons enfin ranger le matériel de jardin à sa place. Et bien la réponse est "non", le
peintre doit revenir pour peindre les rigoles en bas des murs et sous le bac ! Conclusion : le bazar reste donc dans le salon jusqu'à lundi.
Lundi : le peintre termine enfin son grand-oeuvre. J'examine le résultat, je réalise que la peinture du plafond est blanche, celle des murs est blanc-cassé et les rigoles sont en
gris clair.
Tout s'explique : plutôt que d'apporter les 3 pots en une seule fois, il a fait une couleur par jour !
Résultat, au lieu de passer plus de temps sur chaque balcon mais beaucoup moins en transport et manutention, il a multiplié les allées et venues.