Humeur, humour ... parfois noir.

De temps en temps, je laisse couler une petite colère ou un gros coup de gueule, c'est selon la gravité des faits. Parce que je grogne bien plus souvent que je ne mord (comment ça y en a quand même un qui saigne ? j'ai mordu ? j'ai pas mordu fort alors), j'ai appelé ces billets des "Aboiements".
Ceux qui me lisent un peu savent mon amour des animaux et vont comprendre pourquoi, aujourd'hui, je suis très fâchée.
Il y a quelques temps, une connaissance dont la fille est bénévole dans un refuge, m'apprend qu'elle s'apprête à devenir famille d'accueil pour un petit chien martyr.
Ce petit chien a été amené au refuge par une personne qui l'avait vu se faire balancer d'une voiture en marche. Au départ on aurait pu croire à un accident du style on roule fenêtre ouverte et le chien un peu crétin ou attiré par quelque chose saute sur la route, mais :
1. les bénévoles des refuges ont entendu trop souvent des histoires de chats et de chiens qui "tombent" par les vitres ouvertes.
2. la pauvre bête était visiblement sous-alimentée.
3. l'examen vétérinaire a démontré que l'œil crevé du petit chien n'était pas non plus un accident.
Le refuge prend en charge et soigne le petit martyr et souhaite le placer en famille d'accueil.
"Pourquoi ne pas le faire adopter plutôt ?" demandez-vous innocemment. C'est très simple, ses propriétaires légaux et tortionnaires se sont manifestés, ils veulent le récupérer, ont déposé une plainte et veulent porter l'affaire devant la justice.
On leur explique qu'on va également porter plainte contre eux, que les mauvais traitements aux animaux sont punis par la loi, ils ne lâchent rien, ils veulent reprendre leur petit souffre-douleur. "C'est notre chien, on fait ce qu'on veut de notre chien quand même, mêlez-vous de vos oignons".
Le temps passe, le bras de fer s'engage, le refuge n'ose pas confier le petit chien à la famille qui l'attend avec un grand jardin, deux jeunes filles amoureuses des bêtes et un autre petit chien qui serait ravi d'avoir un copain. Les enc... les propriétaires légaux ont menacé de le retrouver et de le récupérer par la force.
Hier soir, la dame du refuge a appelé l'une des jeunes filles de la famille d'accueil, le petit chien ne viendra pas, il n'ira plus nulle part, il a été foudroyé par un virus provoqué par la surpopulation canine du refuge.
J'ai les larmes aux yeux pendant que je tape sur mon clavier.