Humeur, humour ... parfois noir.
Hier, nous avons accompagné Maestro dans sa chouette famille adoptive.
Sur le chemin du retour, nous nous disions que nous allions nous trouver bien désoeuvrés en attendant le prochain filleul.
Oui, oui, j'ai bien dit "désoeuvrés"... Pourquoi ? Tu dis ? Nous en avons tout de même 4 en permanence ? C'est vrai, mais QUE quatre...
Bon, de toute manière, il faut toujours se méfier de ce qu'on souhaite car quand le bon génie de la lanterne magique décide de tout comprendre de travers, il ne cafouille pas à moitié.
Par exemple : il te fait entendre des miaulements derrière ta porte à 4 plombes du mat', quand tu ouvres, la tête dans le paté, tu aperçois, dans la baie vitrée du couloir, un petit reflet noir
et blanc qui file se planquer à l'autre bout du pallier et tu files toi aussi en pyjama de l'autre côté du pallier pour découvrir un petiot planqué dans un renfoncement, tout tremblant, qui te
balance des regards désespérés et miaule doucement.
Bien sur, tu choppes le petiot par la peau du cou, tu l'emportes illico dans ton bureau et tu l'enfermes pour le reste de la nuit avec une litière et de la bouffe en te disant que tu y verras
plus clair après 2 ou 3 heures de sommeil supplémentaires.
Ce matin, je suis allée explorer le pallier pour me rendre compte d'une chose : le petiot n'est pas arrivé seul au 8ème et dernier étage. D'une part, la porte de l'escalier a un groom trop
costaud pour des petites patounes, d'autre part, la probabilité pour qu'il soit monté de son plein gré dans l'ascenseur et que quelqu'un ait appuyé sur le "8" et ne l'ai pas remarqué ni lors du
trajet, ni en sortant... Autant imaginer qu'il est arrivé par la fenêtre !
Je sais fort bien qu'il n'appartient pas à mes voisines : l'une a peur des chats, l'autre en a déjà 2 que je connais bien pour les avoir hébergés, pourtant, par acquit de conscience, imaginant
qu'elles ont peut-être prit un pensionnaire, je leur pose tout de même la question.
Celle qui a 2 chats me signale alors qu'un de ses amis, 3 jours plus tôt, lui a annoncé en arrivant chez elle "fais gaffe, un de tes chats est sur le pallier", elle a vérifié, constaté que les 2
étaient là et à considéré qu'il plaisantait sottement.
3 jours me dis-je ? Comment a t-il pu se planquer trois jours ? Où a t-il fait ses besoins dont nous aurions bien dû remarquer l'odeur ?
Pour la planque, c'est simple, il y a ce renfoncement où il a fort bien pu se dissimuler, et pour le reste, et bien ... Il y a cette plante verte dont la terre à visiblement été fouillée et je te
parie que si on creuse, on n'y trouvera pas que du terreau...
Voilà, c'est tout simple, ça ne peut pas être une coincidence, de tout les endroits où l'on peut abandonner un chat, quelqu'un a choisi de l'amener dans notre immeuble, à notre étage, par le plus
grand des hasards ? Tu parierais là dessus toi ?
Deuxième théorie : un voisin qui connait notre action s'est donné bonne conscience en venant larguer son petiot devant notre porte. Et là dessus, je parierais à coup sur.
Voilà, s'il n'avait pas miaulé, il serait encore sur le pallier, il vient de vivre 3 jours à se planquer à chaque ouverture de porte ou d'ascenseur, sans manger, sans boire, probablement
totalement perdu et ne comprenant pas ce qui se passait.
Le bon salopard qui l'a déposé là ne s'en soucie plus, ce n'est plus son problème, dorénavant, c'est NOTRE problème.
Qu'avait-il fait encore celui-ci ? Il a l'air si jeune, il est déjà castré, il est inoffensif même quand il a peur, il joue tout seul, il est propre, il mange bien, ne fait pas de bêtises, il est
débordant de tendresse, fait des câlins XXL.
Nous le prenons en charge bien sur, nous allons vérifier tout de même qu'il n'est pas recherché même si ni l'Homme ni moi ne croyons à cette théorie, puis nous lui trouverons une famille, à lui
aussi et nous l'avons appelé Fargo.
Peut-être un cadeau de Noël qui n'aura pas tenu jusqu'à Pâques ? Décidément, l'année commence bien...
Comme dit mon jeune neveu Axel : "les gens qui abandonnent des gentils petits chats comme ça, y'a que des gros mots pour parler d'eux".