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Humeur, humour ... parfois noir.

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D'une vie à l'autre (3/3)

... Mais je suis malin, et plutôt grand, j’ai décidé de ne pas me laisser faire, j’ai commencé à attaquer les autres moi aussi, les sauvages comme moi et ceux qui se baladaient dehors mais qui rentraient à la maison le soir. Je faisais la loi sur mon territoire, je me faisais respecter. Je ne gagnais pas à chaque fois, et même quand je gagnais, j’étais parfois blessé, mes oreilles morflaient durement, ma queue à été mordue si fort qu’elle est restée tordue.


Les humains que je croisais me chassaient la plupart du temps, ils défendaient leurs propres chats contre moi, j’entendais des "file d’ici sale chat", "quelle horreur, un chat noir", "va pisser ailleurs vermine", "si tu attaques encore mon minet, je te tue".


J’ai découvert qu’on pouvait entrer se mettre à l’abri là où les humains garent leurs dangereux véhicules. A partir de ce moment, j’ai décidé que cette étendue de béton était aussi mon territoire. C’était parfait, à l’abri du vent, de la pluie, des chiens. J’apercevais des humains mais je restais caché. Je tolérais la présence d’une petite femelle de mon espèce, noire comme moi, mais avec une jolie fourrure longue.

Un jour, j’ai trouvé un petit tas de croquettes près d’un véhicule, je me suis régalé. Le plus beau, c’est qu’il y en avait à nouveau le lendemain, puis le surlendemain, et tous les jours qui ont suivi. J’ai pris l’habitude de traîner dans le coin et j’ai repéré deux humains qui laissaient les petits tas, j’ai commencé à me montrer un peu, prudent quand même, mais ils ne criaient pas, ils ne me chassaient pas, ils me parlaient.

Chaque jour, j’ai pris l’habitude d’attendre mes nouveaux humains, chaque jour je m’en approchais d’avantage, ma petite femelle noire n’osait pas trop se montrer, elle restait à distance. Moi, je prenais mes aises, quand j’apercevais mes humains, je les saluais d’un miaulement. Un jour, l’un d’eux m’a caressé le crane, j’ai cru m’évanouir tellement c’était bon, j’avais presque oublié à quel point c’était doux.

Les humains et moi, on est devenus assez copains, ils m’appelaient en arrivant, je venais les voir et chercher quelques croquettes et quelques caresses.

Un soir, je chassais sur mon territoire extérieur, un humain se promenait avec son chien, il m’a vu, il a crié des ordres au chien (les chiens aiment trop les humains, et parfois, les humains les rendent cinglés), le chien s’est jeté sur moi et m’a attrapé la cuisse. J’ai réussi à lui échapper et à m’enfuir, mais j’avais affreusement mal, je suis allé me réfugier dans mon territoire de béton.

Le lendemain, l’un des humains-aux-croquettes m’a vu, s’est approché de moi, j’ai senti qu’il ne me voulait aucun mal, je l’ai laissé me prendre dans ses bras. L’humain m’a emmené à l’intérieur, m’a donné à manger et à boire, m’a emmené voir un autre humain qui m’a manipulé, j’étais confiant, ces humains là n’étaient pas agressifs.

L’humain aux croquettes m’a ramené dans son territoire, il me parlait, me caressait, je ronronnais, tous mes souvenirs de ma vie d’avant me revenaient peu à peu. Je me rappelais la chaleur, le moelleux, la tendresse, la nourriture abondante.

Quelques jours ont passé puis les humains ont ouvert la porte qui mène au reste de leur territoire. Croyez-le ou non, ils vivent avec 3 autres chats ! Il y a une mamie qui veut seulement qu’on lui fiche la paix et qu’on lui laisse la priorité avec les humains, une plus jeune qui se considère comme le chef (et elle a les bons arguments pour être le chef) et un jeune très sympa qui est en train de devenir mon pote.

Si vous saviez ce que c’est bon de dormir à poings fermés, d’être au chaud et au sec, de ne plus avoir faim. Je n’ai qu’un chagrin : j’espère que ma petite amie noire s’en sort, j’espère qu’elle s’est trouvé des humains elle aussi. 
Je vais vous dire, je sais que certains humains prétendent que nous, les chats noirs, nous portons malheur, mais moi, j'ai bien l'impression que c'est souvent eux qui nous collent la poisse.
 
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B
Première visite sur ton blog et tu sais quoi ? Une larme vient de couler...
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C
<br /> C'est gentil, j'en ai versé aussi en pensant à ce qu'il avait supporté.<br /> <br /> <br />
J
Jolie histoire !!! Noir, et alors ?
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L
<br /> <br /> Le plus drôle c'est qu'au fond, il n'est même pas conscient de sa couleur.<br /> <br /> <br /> <br />
C
Un emploi du temps particulièrement chronophage m'éloigne de la blogosphère pour quelques temps. Je veux que tu gardes confiance en mon amitié (soit-elle virtuelle), dès que j'aurai retrouvé le temps de m'occuper de mon blog, je te ferai signe, c'est promis ! Sache que je ne serai pas très loin ...Tu vas me manquer. A bientôt.Bisous :0010:
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L
<br /> Je passerai de temps en temps te saluer de toute façon. Merci.<br /> <br /> <br />
P
Elle est super ton histoire !Donc çà laisserait supposer qu'il y a des humains sympa .....Alors le monde n'est peut être pas si mauvais.   :0070:  
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L
<br /> <br /> Peut-être, après tout aimer ne demande pas plus d'effort que de haïr.<br /> <br /> <br /> <br />
P
je prends toujours mon chat noir pour passer sous une echelle.
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L
<br /> C'est une très sage précaution Pol, d'ailleurs, les chats sont moustachus, alors, je suppose que tu y es sensible.<br /> <br /> <br />