Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Humeur, humour ... parfois noir.

Publicité

Le rescapé

undefinedPuisque tu as eu la gentillesse de t'intéresser au triste sort du pauvre Soudan, je vais te raconter la suite de son histoire.

Tout d'abord, il y a eu les présentations avec les autres habitants velus de la maison.

Mahé, la matriarche, à ouvert un oeil, regardé l'intrus, refermé l'oeil et probablement décrété que c'était encore une des fantaisies de ses humains crétins, à classer dans "évènement négligeable".

Mischa, la diablesse de Tasmanie, a grogné, grondé, craché, mais pas attaqué. Bref, s'il n'a pas compris qui est le boss ici, c'est qu'il est un peu attardé.

Cool, le gamin, a procédé comme d'habitude, il l'a suivi partout, sans arrêt, comme son ombre, en roucoulant un peu (je vous jure que ce chat roucoule, je ne sais pas pourquoi ni comment, mais il roucoule !) et en crachant quelquefois.

Soudan s'est tout de suite senti chez lui, curieux comme tout chat, il a fait le tour du propriétaire, escorté par Cool et Mischa. Il est si pacifique que quand un autre chat crache, il s'assoit et attend que la crise passe. Ca fonctionne puisque ça crache de moins en moins.

Ses plaies sont quasiment refermées, il ne boitte plus du tout et trouve suffisamment d'énergie pour grimper sur les meubles.

Je suis allée prévenir ma gardienne que j'avais récupéré l'un des fantômes car, la connaissant, j'étais certaine qu'elle le connaissait aussi et qu'elle le nourrissait probablement.
Ma gardienne m'a appris alors qu'il s'agissait sans doute d'un chat abandonné car, contrairement aux chats errants de la résidence qu'elle aperçoit dès qu'ils sont petits, Soudan est arrivé adulte dans la rue du jour au lendemain il y a près d'un an.

Elle m'a aussi raconté qu'il était considéré comme "méchant" car il se battait avec tous les chats du quartier (à mon avis, on peut considérer ses oreilles en dentelle comme des pièces à conviction) et avait grièvement blessé des chats domestiques dont les propriétaires avaient prévenu : "s'il revient, nous le tuerons".

Il parait que même certains humains le craignait. Là, j'avoue, j'ai bien ri. Soyons raisonnable, pour être agressé par un chat, il faut quand même être un peu allé le chercher, sauf si c'est un chat-garou bien sur.

Clairement, un certain nombre de braves gens voulaient sa peau. Heureusement, la rue ne lui manque pas du tout, c'est à peine s'il sort sur le balcon. 
Il se pourrait bien qu'il en ait jusque là de la pluie, du froid, du parking, de la baston. Je pense qu'il n'a pas mis longtemps à se rappeler qu'un appartement a des avantages qui méritent bien de leur sacrifier sa liberté forcée.

Par contre, comme je ne vis pas dans le monde des Bisounours, je dois dire que je ne vois plus du tout son compagnon d'infortune dans le garage, que les croquettes que j'y avais laissées à son intention n'ont pas été mangées, et que je ne peux m'empêcher de penser que quelqu'un a décidé de lui faire la peau, à lui aussi. 
D'ailleurs, je me demande maintenant si la blessure de Soudan n'était pas d'origine humaine.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Joli minou :) J'ai essayé de laisser un message sur le livre d'or de la mascotte, mais impossible  (code invalide). Merci de ton passage sur mon blog ! comprendre
Répondre
L
<br /> Merci de me le signaler, je l'ai rectifié, il faut dire que je ne suis pas très douée.<br /> <br /> <br />
P
Je viens de lire ta réponse à mon com et suis ravie de voir qu'il est trés copain avec ton Cool
Répondre
L
<br /> Oui, maintenant, c'est même un peu "association de malfaiteurs" pour faire des bêtises.<br /> <br /> <br />
Z
Salut à toi le Croco,J'ai eu un petit moment à moi cette nuit, alors j'ai fait une escale sur Indomestique et je suis émue. Vraiment très émue par la teneur du petit mot que tu y as laissé. Je t'ai répondu mais je ne pouvais pas repartir sans passer aussi par ici. Pour te dire que je ne t'oublie pas. C'était là, l'intention de ma venue. Mais voilà : Quand je m'arrête dans ta mare, je ne peux m'empêcher d'y nager ! Et j'ai donc lu le cheminement de Soudan. Il y a des curiosités troublantes dans la vie parfois. J'arrive après coup mais compte-tenu de celles-ci, je vais passer aux aveux.Soudan est le sosie de "Maraou" (imitation d'un miaulement, faut rouler le r et insister sur les a). "Maraou" était le chat d'une voisine qui avait pour habitude de squatter une petite dépendance attenante à la terrasse de la maison pourrie où je vis. Je l'y ai surpris au cours de l'hiver 2006. Il était emmitouflé dans une vieille couette que j'avais larguée là par fainéantise. Il a sursauté en me voyant sur le seuil de la porte et comme il semblait effrayé, je lui ai parlé doucement sans m'approcher davantage : "maraou rrrrrr maraou maou ", je lui ai dis (ça veut dire un truc comme : chat pas avoir peur, pouvoir rester là)... Et je l'ai laissé tranquille. Dès lors, il a passé quasiment toutes ses nuits là. Un jour sa maîtresse a déménagé. Je m'attendais à ne plus le revoir mais visiblement, elle l'a abandonné là. Du coup, plus personne ne lui donnant à manger il s'est mis à me mandier de la nourriture alors évidemment, je la lui ai donnée. J'ai pris le parti de m'en occuper sous cette forme, privilégiant sa liberté car une fois entre nos murs, il deviendrait inconcevable de le relâcher dans la jungle des férailles à quatre roues. Il squattait donc la dépendance où je lui ai aménagé son petit coin à lui avec couettes, gamelles et quelques caresses. Avec le temps, à force de se croiser, tu te doutes bien qu'un lien d'affection s'est noué entre lui et moi. J'ai commencé à avoir peur qu'il meure, de froid ou écrasé, et plusieurs fois j'ai hésité à le rentrer dans la maison. Mais il était très indépendant et l'idée de le mettre sous mon contrôle m'insupportait alors je n'en ai rien fait, me contentant d'agrémenter au mieux son refuge pour qu'il ne souffre d'aucun manque vital.Et j'en viens au dénouement... C'était dans la première semaine de ce mois. En me levant, que vois-je ? "Maraou" en train de discutailler à travers la porte vitrée avec "ma" chatte. J'étais surprise car il gardait ses distances avec les deux fauves de la maison. C'était la première fois qu'ils se parlaient tous les deux. Et cela, sous l'oeil tranquille de "ma" chienne qui d'habitude s'agitait en le voyant. Quand le regard de "Maraou" a croisé le mien, j'ai cru y lire le désir de rentrer faire plus ample connaissance, désir confirmé par un coup de patte sur la porte. J'ai hésité mais j'ai finalement reporté ce moment. Encore une fois. Je me suis dit que je me pencherai sur la question après le boulot.Mais lorsque je suis rentrée, j'ai trouvé son petit corps sans vie sur la route. Franchement, je m'écoeure profondément parce-que s'il vivait ainsi depuis plus d'un an, si sa liberté était sacrée, cette mort était prévisible aussi. Et face à elle, ma réticence à lui ouvrir cette putain de porte me semble mériter un lancer de pierres...Cette nuit-là, entre deux torrents, j'ai failli t'en parler. Je ne saurais dire pourquoi. Ni pourquoi j'ai eu cette pensée, ni pourquoi toi, ni pourquoi je ne l'ai pas fait. Ni même d'ailleurs vraiment pourquoi je le fais aujourd'hui. Je sais juste qu'au fond de moi quelque-chose m'y pousse.Je crois que j'ai écrit un pavé... Le jour s'est levé... Je vais essayer de faire une sieste à toute allure !J'ai encore deux semaines à tenir avant de reprendre mon rythme de croisière mais sache que même absente, je te garde dans mes pensées.Je t'embrasse fort le Croco.Z.Ps : As-tu revu le compagnon de route de Soudan depuis ?
Répondre
L
Je m'en suis voulu aussi quand je l'ai trouvé blessé, je me suis dit que j'aurais dû le faire monter avant qu'il doive subir une souffrance supplémentaire. Mais, tout comme toi, je ne m'autorisais pas à décider pour lui et, sans cette plaie qui ne me semblait pas pouvoir guérir seule, je le croiserais encore peut-être dans le parking.Tu ne mérites pas un lancer de pierres, vous étiez 2 à décider ce matin là, Maraou n'était pas tout à fait prêt sans doute, il n'a pas insisté tant que ça. C'est long de s'apprivoiser, plus on se respecte, plus c'est long.Je raconterais à Soudan l'histoire de Maraou, mais je pense qu'il la connait sans doute.Le compagnon de Soudan a disparu, les croquettes n'ont pas été mangées, ça me désole.
P
Bien contente de savoir qu'il va mieux et qu'il semble être accepté par ses compères
Répondre
L
C'est même mieux que ça, il est devenue très copain avec notre Cool, il ne sont jamais bien loin l'un de l'autre.
C
Je sais bien que nous ne sommes plus à Nöel, mais pas loin de Pâques (enfin si certains chrét(i)ens savent encore ce que cela signifie)le compagnon de Soudan a peut être eue  la même chance est trouvé de gentils humains.!!! Je peux toujours espérer même si en écrivant je n'y crois pas trop; vu que certains humains sont même près à écraser un de leur semblable alors que celui-ci est allongé sur la chaussée après un accident de moto!!!
Répondre
L
Moi non plus je n'y crois pas trop, je l'espère pourtant, car après tout il y a aussi de braves gens, même si leurs actions font moins de bruit que celles des ennemis du vivant.