Humeur, humour ... parfois noir.
Je viens de commencer un nouveau job. Rien à dire sur le boulot en
particulier, j'ai commencé depuis 4 jours, je ne me prononcerai pas avant d'avoir pris ma première danse ou d'avoir été couronnée de mes premiers lauriers.
Le sujet de cet article, c'est le trou du cul du monde, j'ai nommé : la banlieue.
Je dois aller travailler à Boissy Saint Léger. Je n'avais pas d'a priori, si ce n'est positif, tout ce que je connaissais de Boissy, c'était les serres d'orchidées. Boissy, pour moi, c'est 12 minutes de voiture, autant dire, la porte à côté. Mais, car bien entendu, rien n'est aussi simple, la voiture, c'est l'Homme qui l'utilise pour aller travailler et comme nous sommes des écolos convaincus, nous n'en avons qu'une.
Un petit coup d'oeil sur internet me fait découvrir qu'il existe :
1. un RER inaccessible pour moi car je devrais remonter sur Paris avec le métro, changer 2 fois et redescendre par le RER, total : 1 h 15 de trajet au bas mot.
2. des cars qui partent du terminus de ma ligne de métro et qui me déposent à 30 mètres de ma boite.
J'exulte, ha, ha, ha tous ces vauriens qui nous poluent la planète avec leur bagnole alors qu'il existe des transports. J'avais omis quelques paramètres : les cars ne respectent pas les horaires, il en passe un toutes les 20 mn, le départ ne se trouve pas forcément sur l'autre trottoir par rapport à l'arrivée, il n'est pas toujours inscrit leur destination, juste le numéro de la ligne.
Premier matin, je prend mon métro, j'en descend, je prend mon car, j'arrive avec 10 mn d'avance, je suis un winner ! Premier soir, l'Homme vient me chercher en voiture pour m'épargner de la fatigue.
Deuxième matin, je prend mon métro, j'en descend, je loupe mon car, j'arrive en courant à mon nouveau job, je philosophe, en courant, ce n'est pas en retard, c'est pas grave. Deuxième soir, je traverse la rue (voir le paragraphe sur les trottoirs d'arrivée et départ), je cherche le numéro de ma ligne dans une file d'une dizaine de bus, c'est la plus loin bien sur. Je grimpe dans ce car qui démarre immédiatement, j'ai eu chaud, j'ai bien failli le manquer. Dès l'arrivée au bout de la rue, je regrette de ne pas l'avoir manqué, ce RONTUDJU de car tourne vers la droite, vers l'inconnu, loin de ma maison, et il file (car entre 2 arrêts de car, il y a de la distance). J'appuie pour demander l'arrêt, je déprime jusqu'à ce qu'il se décide à me déposer devant un restaurant appelé "Le Repos de la Montagne". Le Repos de la Montagne à Boissy Saint Léger ? On croit rêver. Je suis maintenant au dernier village avant le désert, il pleut, je n'ai plus de ticket, pas d'argent liquide. J'appelle l'Homme en lui disant que je vais être vachement en retard, que je vais devoir marcher beaucoup, il me console, il me dit qu'il part tout de suite et qu'il vient me retrouver. Et il le fait.
OK, OK, j'ai honte de moi, mais si je dois continuer à aller travailler à Boissy Saint Léger, je vais m'acheter une deuxième voiture.