Humeur, humour ... parfois noir.
Depuis hier, c'est les soldes. Comme d'habitude, on va faire des
affaires en achetant pas cher ce que l'on n'aurait pas acheté du tout en dehors de cette période de fièvre acheteuse.
Voilà une occasion de parler du centre commercial que je fréquente à l'heure du déjeuner. Les lecteurs de cet article savent déjà que je travaille dans une lointaine banlieue. Quand j'ai découvert la proximité d'un centre commercial, au milieu de ce qui ressemble un peu à une zone de guerre, j'espérais pouvoir y faire quelques séances shopping.
Je ne suis pas vraiment une acheteuse compulsive, ni même une shoppeuse convaincue, j'aime bien me balader et regarder les vitrines, me vider un peu la cervelle entre 2 demi journées de boulot.
Et bien Boissy 2, c'est le seul centre commercial dont je peux faire le tour en 20 minutes et en trainant bien les pieds. Moi qui ne suis même pas noire, je m'arrête même devant les deux boutiques de produits afro-antillais. Vous savez, ces échoppes où l'on vend de quoi défriser les cheveux et blanchir la peau avec des produits qui, à mon avis, pourrait bien vous les faire tomber (les cheveux) ou décolorer définitivement (la peau). Quand la chimie se propose de lutter contre la génétique, il vaut mieux être prudente.
Bref, je récapitule, 2 boutiques afro, 5 boutiques de vêtements et chaussures, 1 bazar, 1 sandwicherie, 2 bijouteries et 1 marchand de canapés. Cela pourrait paraitre suffisant, mais quand on s'aperçoit que des planches occultent les 20 boutiques supplémentaires qui ont dû fermer pour de mystérieuses raisons, on attrappe vite le blues. Le pire, c'est qu'on n'a même pas de sentiment d'insécurité pour justifier ce désert, juste une sensation d'endroit abandonné.
Ce centre commercial me fout le cafard, ce qui devrait être brillant et futile est morne et terne. Le seul centre qui me semble pire, c'est le centre Jeanne Hachette à Ivry, mais le centre Jeanne Hachette, c'est la 4ème dimension, une fois passé l'entrée, on ne sait pas si on en sortira indemne (si vous n'y avez jamais mis les pieds, allez-y, ou insistez pour que je vous le décrive, si, si, insistez).
Le pire dans tout ça, c'est que le quartier tout autour est tellement moche que je préfère encore le centre, au moins j'y suis à l'abri du vent et de la pluie.