Humeur, humour ... parfois noir.
Ce matin, quelques miettes de la polémique sur Johnny et ses impôts sont encore tombées dans mon café. S'y ajoutaient d'autres groupes ou chanteurs dont la société était domiciliée aux Pays-Bas eut égard à la situation fiscale avantageuse pour les musiciens. Même Bono, artiste engagé au côté des plus pauvres, aurait préféré éviter le fisc irlandais.
Je ne m'étonne pas que les plus fortunés s'expatrient ou expatrient leurs sociétés afin de devenir impunément encore plus riches. Je ne peux pas juger, je quitte la douce France une semaine ou deux par an et quand je rentre, mon compte bancaire est anorexique.
J'entend bien parler de défiscalisation ou de paradis fiscaux, de fuite des capitaux, de comptes numérotés, etc. mais moi, tout ce que je déduis de mes impôts, c'est 50% de mes bonnes actions et seulement quand elles sont reconnues "d'utilité publique".
Tout ce que je sais, c'est que, quand on joue à "Tu ferais quoi si tu héritais une fortune ?", personne ne répond jamais : "Je paierais un max d'impôts".
En fait, ce qui me dérange, ce n'est pas que les plus friqués essaient de filouter (je ne crois pas qu'on puisse être vraiment riche ET parfaitement honnête), non disais-je, ce qui me surprend le plus, c'est de voir les réponses des individus quand on leur demande si ce comportement les choque.
M. X (vendeur) : "Ca ne me choque pas, ils paient tellement d'impôts"
Mme Y (employée de bureau) : "Forcément, la fiscalité est si lourde en France"
M. Z (fonctionnaire) : "C'est normal, on leur pique 60% de ce qu'ils gagnent alors, ..."
Chers concitoyens, ce qu'ils gagnent en France, ils le gagnent grâce à chacun d'entre nous. Si ce ne sont pas les plus riches qui paient l'impôt, qui le paiera à votre avis ? Ce qu'ils empochent en 1 an, il vous faudrait plusieurs générations pour l'obtenir.
Je suis sidérée de réaliser que même les moins riches leur donnent raison. En ce qui me concerne, je n'ai pas trop envie que mon argent durement gagné serve à entretenir des routes traversées par les limousines de ceux qui estiment ne pas avoir à participer.