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Humeur, humour ... parfois noir.

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Hold Up

"Pour la Banque mondiale, une bonne gouvernance et l'élimination de la corruption sont essentielles à la mission qu'elle entreprend en vue de faire reculer la pauvreté, et des centaines d'activités sont aujourd'hui menées dans ces deux domaines à travers le Groupe de la Banque mondiale. Le mot d'ordre est d'assurer l'intégrité de celui-ci au plan interne, de réduire au maximum la corruption dans les projets qu'il finance, et d'aider ses pays clients à améliorer la gouvernance et à lutter contre la corruption à leur propre niveau."

www.worldbank.org/wbi/governance/fra

 

Ce matin, entre deux cuillérées de céréales, j'entend que Paul Wolfowitz, directeur de la Banque Mondiale, est sommé de démissionner depuis qu'il a accordé une augmentation de salaire de plus de 60 000 dollars annuels à sa concubine également employée par la Banque Mondiale.

 

La belle émargeait déjà à 130 000 dollars, une misère que l'homme qui l'aime ne pouvait sans doute plus supporter.

Monsieur Wolfowitz, pourtant pris la main dans le sac, refuse tout simplement de démissionner, mais il s'excuse.

Et s'il refuse de démissionner, est-ce que cela signifie qu'il va garder son job ? Il n'y a pas d'autre option ? Et si on le virais à coup de pied dans le fondement par exemple ? Licencier quelqu'un n'est pas compliqué, nulle part sur cette planète.

 

Ca m'a rappelé un de mes patrons, un type honnête lui aussi. L'homme en question, que nous appellerons Patrick (parce qu'il s'appelle vraiment Patrick) avait fait un contrat de travail de "commerciale" à son épouse, l'avait dotée d'une ravissante voiture de fonction et lui remboursait de substantielles notes de frais mais ne lui avait même pas prévu de bureau.

Pourquoi ne lui avait-il pas prévu de bureau me direz-vous ? Bien que les plus vifs d'entre vous aient déjà compris, je le révèle aux plus lents : sa femme n'a jamais travaillé dans l'entreprise.

 

Quand je travaillais pour lui, j'établissais les paies de ses salariés smicards et ce salopard essayait tous les mois de leur sucrer une prime de transport par ci, quelques heures sup' par là, une prime de panier par ici, ...

Mieux encore, quand j'avais le toupet d'aller lui réclamer une augmentation, il haussait les épaules en me disant d'un air contrit "Si je pouvais, vous savez bien que je le ferais, mais la situation n'est pas propice, notre société est sur le fil du rasoir, ...". A ce moment de notre entretien, je lui retournais son bureau sur sa sale tronche d'escroc et je le finissais à coup de latte... et puis j'arrêtais de rêver et je retournais dans mon petit bureau.

 

Je ne sais pas comment ça se terminera pour Paul Wolfowitz, personnellement, j'ai fait les poches de Patrick. Je l'ai quitté en exigeant un protocole d'accord par lequel il me licenciait et me versait un an de salaire comme prime de licenciement. Il a commencé par rire de mes exigences, je lui ai expliqué que diverses administrations seraient intéressées par son comportement, il a cessé de rire, il a hurlé, puis il a signé le chèque au bord de l'apoplexie.

 

Grâce à Patrick, je me suis offert une année sabbatique, ça m'a bien plut, mais c'est quand même un enfoiré.

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