Humeur, humour ... parfois noir.
Il y a peu de temps, j'ai téléchargé un logiciel au boulot et, même si c'est un logiciel gratuit, même si c'est pour le job, ON N'A PAS LE DROIT de télécharger.
Dès le lendemain, un gros problème nous privait de toute connexion internet. Je peux vous dire que je me sentais un peu mal à l'aise, j'imaginais avoir déclenché une quelconque procédure d'alerte un peu violente. Bien sur, ce n'était pas le cas, mais en pensant à ce qui serait arrivé dans le cas contraire, je riais jaune.
Je me souviens d'une sale histoire vécue par Corinne, une de mes amies. Ladite amie est bien entendu sur ma liste de diffusion et je lui fais suivre toutes les petites imbécillités que je reçois d'autres bureaucrates débordés. Je transmet donc un message avec pièce jointe. Le message était une incitation très sérieuse à ouvrir la pièce jointe et rien ne laissait présager une plaisanterie.
Corinne travaille pour une grande entreprise pharmaceutique très soucieuse de protéger ses bénéfices en évitant tout type de piratage, d'espionnage, de sabotage, etc. Souvent, Corinne a du mal à recevoir ses messages s'ils ont l'air un tant soit peu suspects. Là, elle peut lire le texte, mais ne peut pas ouvrir le fichier joint.
Elle appelle le service informatique, persuadée de l'importance du document communiqué. "Ecoutez, j'ai encore un problème avec un message, j'en ai plus qu'assez de vos filtres et sécurités, je ne peux pas travailler normalement quand la moitié de mes messages reste coincée".
L'informaticien la rassure, il arrive de suite. Et c'est bien le cas. Corinne lui cède sa chaise et lui montre le document bloqué. Le type clique, tapote, tripatouille la souris et, d'un seul coup, le fichier s'ouvre, c'est une photo d'un groupe de chippendales (non, pas les fauteuils) qui remplit tout l'écran.
L'informaticien, hésitant entre le sourire triomphant et le sourire narquois : "Vous avez bien fait de me déranger pendant mon travail, c'était l'urgence de la journée pour vous".