Vendredi 25 juillet 2008

Il y a quelques années, je m'étais passionnée pour les recherches généalogiques entreprises par mon grand-oncle (branche maternelle) et mes parents (branche paternelle).

Lire tous ces noms, ces vies, se demander comment des fortunes se sont gagnées ou perdues, voir en souriant qu'un nom à particule comme De Lerre, est curieusement devenu Delerre après 1789, avoir un ancêtre dans les campagnes napoléonniennes, avoir un couple d'ancêtres qui ont fait don d'une cloche à l'église de leur village, avoir un ancêtre qui avait "rentier" pour profession, avoir une famille complète qui vivait à tous les étages d'un immeuble parisien, c'est amusant et curieux.

Une chose me fascinait entre toutes : la tache mongole (ou mongolique, ou mongoloïde) qu'on appelle aujourd'hui tache ethnique (parce que ça fait moins peur et que c'est à la mode) et dont étaient porteurs l'un de mes frères et l'un de mes cousins germains.

Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parlé, c'est une tache bleuatre que certains nouveaux nés portent au bas du dos (ou en haut des fesses !), qui disparait quand ils grandissent et qui indique des origines méditerranéennes ou asiatiques.

Mes ancêtres maternels, avant d'être bourguignons, venaient de l'extrème sud de la France, du pied des pyrénées, de Castelnau de Guers très précisément. Ils étaient donc tout ce qu'il y a de méditerranéens. De plus, sachant que les arabes n'ont été arrêtés qu'à Poitiers et que le soldat de l'armée napoléonienne avait ramené de ses campagnes une épouse italienne, l'origine de la tache nous semblait assez évidente.

Dans la branche paternelle, par contre, ils étaient quasiment tous bourguignons eux aussi, mais depuis la nuit des temps, je pensais donc que le cocktail était d'origine maternelle.

Je n'ai pas connu mes grands parents paternels, sans doute un peu parce que ces imbéciles avaient préféré se brouiller avec leur fils unique, mais j'ai quand même hérité d'eux et c'est bien fait pour leur pomme.

J'avais vu quelques photographies sur lesquelles ils étaient déjà âgés, mais bon, c'était deux vieux, un point c'est tout.

En débarrassant leur appartement, je suis tombée sur des clichés plus anciens, ce cliché de leur mariage entre autres :


"René et Marguerite - mariage à Ivry - 22-12-1928".

Vous savez quoi ? Quand je regarde le René, quand je le regarde bien, je me demande si il n'y aurait pas aussi quelques gouttes d'Asie dans toute cette Méditerranée.

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