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Humeur, humour ... parfois noir.

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Alexandre le Bienheureux

Je sais, je parle souvent de mes chats mais il faut dire qu'ils savent se rendre très présents.

Avec 3 velus, quelque soit l'endroit où je me trouve dans l'appartement, il y a toujours une fourrure qui me caresse les tibias ou un miaulement qui me rappelle qu'il est l'heure de :

  • remplir les gamelles,

  • aller se coucher,

  • jouer,

  • changer la litière,

  • ouvrir le balcon,

  • donner une friandise,

  • caresser une tête,

  • ...

Bref, il est toujours l'heure de quelque chose que moi, lourdaude d'humaine, ai obligatoirement oublié ou réalisé avec trop de lenteur.

Etre un chat domestique n'est pas la pire chose qui puisse arriver. On peut même rêver un peu ...

"J'ai fais la fête toute la nuit, il est 5 h 30, je vais réveiller mes humains.

Attention hein, je fais ça gentiment, je m'approche, je ronronne, je câline. Normalement ça fonctionne, ils sourient, ils se lèvent.

Quelquefois ils râlent, ils ne veulent pas bouger leur gros cul, j'emploie une méthode qui leur rappelle qui est le chef, je leur saute dessus, je marche sur tous les objets qui font du bruit, je leur choppe les orteils, ils se lèvent.

Il me servent le petit dèj avant même de s'être tapé un café. Ils me sourient, ils me flattent, puis ils partent gagner nos vies.

Je déconne un peu avec mes potes, je mange, je me lave bien, plus on est propre et doux, plus les humains sont attendris, je roupille peinard sur le canapé jusqu'à 16 h approx'.

Quand ils arrivent, l'un après l'autre, je viens les accueillir à la porte. je sais que certains de mes semblables trouvent ça avilissant, mais un humain que l'on honore de son salut est un humain qui se met en 4 pour vous faire plaisir.

Le programme de la soirée c'est : câlins, jeux, nourriture, jeux, courses de chats, nourriture. Entre un tour à l'open bar et une cavalcade dans l'appart', je ne vois pas le temps passer.

Les humains finissent toujours par aller se coucher, il faut dire que leurs journées sont longues. J'évite de faire l'imbécile dans leur chambre, quand ils dorment mal ils sont de mauvais poil et il n'y a plus rien à en tirer.

De temps en temps, je fais mon mystérieux, je regarde au loin d'un air fasciné, les humains adorent me prendre pour un aristocrate un peu fêlé du bocal."

J'échangerais bien parfois, je leur filerais les clés de la voiture, ils partiraient tous les 3 avec leurs tickets restaurant, ils bosseraient toute la journée, ils rentreraient le soir crevés. Je réclamerais à manger, je demanderais qu'on s'occupe de moi, je ... je commence à comprendre pourquoi on les traite parfois comme des gosses et pourquoi ils font semblant d'en être.

 

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Z
Salut à toi le Croco,Cela tombe bien, j'aime le sel !Pour "ma" p'tite tigresse, elle n'a pas l'air malheureuse mais c'est plus fort que moi... Cette idée culpabilisante me poursuit.Je ne m'y ferai jamais je pense. Mais il y a d'autres moments. Comme quand je la vois là, vautrée de tout son long aux abords du feu de cheminée par exemple. Mon tort est de ne pas assez les considérer ces moments là.C'est pour ça que de lire ton écrit m'a fait un aussi brutal effet. Merci à toi.Z.
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L
De nada, il m'arrive aussi de culpabiliser, mais j'ai moins que toi été confrontée à la misère animale, alors je relativise plus facilement.
Z
Plus exactement, je l'attache pour qu'elle ne puisse pas sortir du jardin...Le croco,Je vais en rester là pour cette fois. Je voulais m'engouffrer davantage dans ton blog mais j'ai basculé dans un état émotionnel trop intense là. Je ne suis plus capable de me concentrer.Mais je reviendrai. Amicalement.Z.
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L
Oh Z, elle a décidé de se lier à toi à sa manière de chat, sans aucun doute. Certes, tu l'attaches mais elle s'était attachée à toi bien avant. Je pense que nous offrons toujours une part de notre liberté quand nous aimons et je crois que les bêtes le font aussi.Tu peux passer quand tu veux, après tout, je passe bien chez toi mettre mon grain de sel.
Z
Le croco,Cet article me fait chaud au coeur... J'ai une chatte moi aussi. Enfin, c'est plutôt elle qui a un humain plus exactement. Je ne l'ai pas voulue, c'est elle qui m'a choisie. Elle a squatté la baraque une nuit et puis elle a envahi mon coeur et alors, elle n'est plus jamais partie. Sauf que nous ne vivons plus dans cette maison où elle vivait en pleine liberté. Et tous les jours, j'ai mauvaise conscience parce-que je me suis beaucoup attachée à elle et que juste à côté, il y a cette route assassine sur laquelle je ramasse régulièrement les petits corps ensanglantés de chats fauchés par des voitures... Alors, j'ai fait ce qui me fait frémir d'horreur. Je lui ai pris sa liberté à "ma" chatte. Elle sort mais plus comme avant. Et je pleure souvent de ne pas la laisser aller gambader au-delà du jardin ni sortir à sa guise. Je me sens très mal vis-à-vis de cela. Même si j'ai conscience qu'en la laissant libre de ses mouvements, il y a de fortes probabilités pour qu'un de ces petits corps que je ramasse soit un jour le sien... Mais ça n'empêche que c'est dur à assumer ce que je fais.Alors ton texte là m'a beaucoup touchée parce-qu'il a jeté à ma vue des choses que je ne vois plus tant je suis dans cette souffrance de la privation que je lui inflige. Putain, j'en chiale. Merci.Z.
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L
J'ai la faiblesse de croire que c'est toujours eux qui nous choisissent.Moi aussi, quelquefois, je culpabilise en pensant que je les fais vivre dans un appartement, à 3 alors qu'ils ne sont pas des animaux de meute, je me dis que j'aurais pu ne pas aller les chercher, que j'ai choisi pour eux. Mais mes chats, il y a longtemps que d'autres humains avaient choisi pour eux avant moi.Mahé vient d'une portée non désirée, Cool vient du refuge mais arrivait de la rue, Mischa vient du refuge aussi et avait été abandonnée à l'arrivée d'un enfant.Alors peut-être, je dis bien peut-être, que je ne fais que réparer maladroitement les erreurs de mes semblables.
G
Je me souviens encore malgré les decennies passées de ce texte que j'avais eu à apprendre en classe.....c'était au millénaire dernier à l'époque où j'écrivais encore des illusions en deux mots.........C'est un petit chat noir, effronté comme un pageJe le laisse jouer sur ma table souventQuelquefois il s'assied sans faire de tapageOn dirait un joli presse papier vivantEdmond Rostang ( Les musardises)
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L
Je l'avais totalement oublié ce texte, je me souviens pourtant l'avoir lu. <br /> Il est vrai que c'était également dans un passé fort fort lointain.
N
C'est vrai que moi j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe dans la tete des animaux, et s'ils avaient la parole je crois qu'ils en auraient de belles à raconter.
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L
Je suis persuadée que mes chats ne sont pas ces êtres très classe qu'ils prétendent être.