Humeur, humour ... parfois noir.
Je sais, je parle souvent de mes chats mais il faut dire qu'ils savent se rendre très présents. Avec 3 velus, quelque soit l'endroit où je me trouve dans l'appartement, il y a toujours une fourrure qui me caresse les tibias ou un miaulement qui me rappelle qu'il est l'heure de : Bref, il est toujours l'heure de quelque chose que moi, lourdaude d'humaine, ai obligatoirement oublié ou réalisé avec trop de lenteur. Etre un chat domestique n'est pas la pire chose qui puisse arriver. On peut même rêver un peu ... "J'ai fais la fête toute la nuit, il est 5 h 30, je vais réveiller mes humains. Attention hein, je fais ça gentiment, je m'approche, je ronronne, je câline. Normalement ça fonctionne, ils sourient, ils se lèvent. Quelquefois ils râlent, ils ne veulent pas bouger leur gros cul, j'emploie une méthode qui leur rappelle qui est le chef, je leur saute dessus, je marche sur tous les objets qui font du bruit, je leur choppe les orteils, ils se lèvent. Il me servent le petit dèj avant même de s'être tapé un café. Ils me sourient, ils me flattent, puis ils partent gagner nos vies. Je déconne un peu avec mes potes, je mange, je me lave bien, plus on est propre et doux, plus les humains sont attendris, je roupille peinard sur le canapé jusqu'à 16 h approx'. Quand ils arrivent, l'un après l'autre, je viens les accueillir à la porte. je sais que certains de mes semblables trouvent ça avilissant, mais un humain que l'on honore de son salut est un humain qui se met en 4 pour vous faire plaisir. Le programme de la soirée c'est : câlins, jeux, nourriture, jeux, courses de chats, nourriture. Entre un tour à l'open bar et une cavalcade dans l'appart', je ne vois pas le temps passer. Les humains finissent toujours par aller se coucher, il faut dire que leurs journées sont longues. J'évite de faire l'imbécile dans leur chambre, quand ils dorment mal ils sont de mauvais poil et il n'y a plus rien à en tirer. De temps en temps, je fais mon mystérieux, je regarde au loin d'un air fasciné, les humains adorent me prendre pour un aristocrate un peu fêlé du bocal." J'échangerais bien parfois, je leur filerais les clés de la voiture, ils partiraient tous les 3 avec leurs tickets restaurant, ils bosseraient toute la journée, ils rentreraient le soir crevés. Je réclamerais à manger, je demanderais qu'on s'occupe de moi, je ... je commence à comprendre pourquoi on les traite parfois comme des gosses et pourquoi ils font semblant d'en être.