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Humeur, humour ... parfois noir.

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Va et Vient

Au bureau, nous nous partageons une imprimante couleur. Quand je dis "nous nous partageons",  je veux dire "tout l'étage se partage". Bien entendu, elle est à 350 km de mon propre bureau.

Cette bécane trône au beau milieu du bureau d'études qui en a grandement l'usage et elle est donc chargée en permanence avec du papier A3 dont je ne me sers jamais.

Bien entendu, personne n'a songé à l'affubler d'un PC qui permettrait à chacun de venir lancer ses impressions en restant près de la machine et en insérant au fur et à mesure son papier à en-tête ou ses étiquettes.

Aujourd'hui, je devais imprimer des étiquettes justement. Voilà comment les choses se sont passées :

1. Je vais au bureau d'études, je m'aperçois que la boite d'étiquettes est vide, pour ne pas faire de voyages inutiles, j'enlève tout le papier dans l'idée de lancer l'impression depuis mon bureau qui resterait donc en suspend et de revenir glisser les étiquettes dans la machine.

2. Je retourne à mon bureau, je lance l'impression.

3. Je vais au bureau d'études et j'aperçois Aurélien, debout près de la machine, qui me sourit et dit "Il n'y avait plus de papier, heureusement que j'étais là, je t'en ai remis". Je cache ma déception, je sais qu'il est gentil, mais là, tout de suite, je le coupdeboulerais bien.

4. J'attends que me étiquettes sortent sur cette saleté de papier blanc à la con, je les enlève, je crie à tue tête : "j'utilise l'imprimante, n'envoyez rien à l'impression, merci", je glisse mes planches d'étiquettes dans le rack prévu à cet effet.

5. Je retourne à mon bureau, je relance l'impression.

6. Je reviens au bureau d'études, je découvre que crier à tue tête dans le bureau d'études ne sert qu'à prévenir les membres du bureau d'études, les architectes sont dans d'autres bureaux et utilisent également cette imprimante. Justement, l'un d'eux, le patineur, énervé, récupère ses impressions de photos transformées en puzzle adhésif. Il dit "quel est l'imbécile qui a mit des planches d'étiquettes dans la machine ?".

Je l'observe, je sais que je vais passer les 15 prochaines années en prison, j'aurais sa peau, je vais me le faire, je vais le suivre dans son bureau et lui écraser le visage sur sa table géante.

Je respire, lentement, j'essaie de me calmer, je vais devoir me retaper tout le processus pour une planche d'étiquettes. Quand je pense que ces brillants ergonomes passent leur temps à critiquer les administrations et leur fonctionnement lourdingue...

Il est vrai qu'on voit bien la poudre dans le nez de son voisin alors qu'on ne voit pas la paille qui est dans le sien (humour de Medellin, pas fin, mais ça m'amuse toujours).

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F
L'usage illicite d'étiquettes est passible de 15 ans de prison et d'étiquetage intensif en prison. Je t'avais prévenu : avec Sarko, tu rigoles plus surtout au boulot. Bonne soirée.
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L
C'est vrai qu'on rigole de moins en moins, je ne sais pas, c'est peut-être le climat ...
P
Penser à imprimer des étiquettes: Pour l'utilisation de cette imprimante: gare au Croco!
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L
Brillant, j'y travaille donc.