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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 11:18

19 eca10Je m'appelle Fléa.

Il semble que j'ai 3 ans, peut-être moins, personne n'est sur. Nous les chats, il parait que ça se voit à nos dents, je ne peux pas dire, quelle importance d'ailleurs ?

Je suis née au sein d'une colonie errante, ils étaient mes amis, ma famille, les miens.

Il y avait une vieille humaine qui nous nourrissait devant sa maison mais elle nous faisait aussi un peu peur car les adultes racontaient que, quand une maman cachait mal ses bébés et que la vieille humaine les trouvait, on ne les revoyait plus jamais.

Il faut croire que maman m'avait bien cachée car il ne m'est rien arrivé et, quand j'ai été en âge de la suivre pour les repas, je suis allée manger devant chez la vieille humaine qui ne m'a fait aucun mal. Je crois qu'elle ne s'attaquait qu'aux tout-petits, aux juste-nés.

La vie n'était pas simple mais, comme je n'en avais jamais connu d'autre, je ne me rendais pas compte.
Nous étions nombreux et nous vivions dans une construction humaine abandonnée qui nous abritait du vent et de la pluie.
Les mâles se bagarraient tout le temps et les femelles faisaient des bébés toute l'année.
Bien sur, à part la vieille humaine, les voisins ne nous aimaient pas beaucoup, ils nous chassaient dès que nous passions près de chez eux et aucun de nous n'a compris pourquoi, car nous ne leur faisions aucun mal, d'ailleurs nous en avions peur.

Le pire, c'est que certains chats qui rejoignaient la colonie nous racontaient qu'ils avaient vécu avec des humains, qu'ils avaient partagé leurs vies jusqu'à ce qu'on les jette à la rue. Ces chats là arrivaient chez nous attirés par nos odeurs rassurantes, ils venaient timidement, devaient souvent se battre pour s'intégrer mais ils savaient qu'ils seraient nourris et qu'ils pourraient s'abriter alors ils auraient tout fait pour être acceptés par la colonie.
Ces chats d'humains, ils devaient tout apprendre, ils ne comprenaient même pas ce que nous disions, ils étaient si fragiles. Quelquefois, ils n'avaient vécu qu'à l'intérieur des maisons et n'avaient même pas de poil d'hiver, sans la colonie, ils n'auraient pas survécu.

Les journées succédaient aux nuits, nous survivions. Certains souffraient, certains mourraient, certains naissaient et parvenaient à grandir. La vie s'écoulait, nous vivions aussi discrètement que possible car nous avions déjà compris que les humains ne nous aiment pas et que c'est une espèce cruelle et dangereuse. Ceux d'entre nous qui avaient mal appris cette leçon ou qui avaient été des chats d'humains et tentaient de retourner dans leur monde le payait souvent de leur vie.

Un jour, des humains sont venus dans notre "maison". Nous avons tous fuit et nous les observions de loin. Les humains exploraient chaque recoin, soulevaient des planches tombées, fouillaient les gravats, grimpaient les escaliers branlants, nous ne comprenions pas du tout ce qu'ils cherchaient. Nous les avons vu discuter avec notre vieille humaine, elle avait l'air triste, elle haussait les épaules, nous sentions que quelque chose de grave se préparait.

Les humains sont revenus plusieurs fois, notre vieille humaine ne nous nourrissait plus et aucun d'entre nous ne comprenait pourquoi. Chaque soir, nous allions attendre sous ses fenêtres, la faim nous torturait et elle nous regardait d'un air désolé.

Un matin, les mêmes humains sont venus, ils ont posé de grands tunnels grillagés dans notre maison et ils y ont déposé des aliments à l'odeur irrésistible. Ils se sont assis et ont attendu. Au début, nous attendions aussi, nous ne comprenions pas du tout ce qu'ils voulaient, nous avions faim mais nous étions méfiants.
Les plus téméraires d'entre nous, après une longue attente, ont décidé d'aller voir de plus près les tunnels grillagés. Pendant de longues heures, ils ont tourné autour, reniflé la nourriture au travers du grillage, les humains ne bougeaient pas, ils parlaient entre eux, semblaient ne pas faire attention à nous.
A un moment, il a bien fallut que l'un d'entre nous se décide. C'est un petit rouquin, qui avait été un chat d'humain et ne les craignait pas, qui a décidé d'entrer dans le tunnel.
Horreur ! Au moment où il atteignait la nourriture, une trappe jaillie d'on ne sait où s'est rabattue derrière lui et il s'est trouvé prisonnier. Ce petit crétin avait l'air tout étonné, les humains sont venus, lui ont parlé, ils ont installé une boite en face du tunnel, ont ôté la trappe qui le retenait prisonnier et l'ont incité à entrer dans la boite.

Dans les heures et les jours qui ont suivi, poussés par la faim, d'autres mâles se sont crus malins, persuadés qu'ils pourraient voler la nourriture dans le tunnel sans se faire piéger. Ils avaient tord.
Nous les femelles, surtout celles qui, comme moi, attendaient des bébés, nous ne voulions à aucun prix nous aventurer dans les tunnels grillagés, la faim était dévorante, nous n'avions rien mangé, ou si peu, depuis plusieurs jours mais nous avions compris que ceux qui partaient dans les boites ne revenaient pas et nous ignorions ce qu'il advenait d'eux.

Peu à peu pourtant, il a bien fallut se résoudre à tenter notre chance. L'une d'entre nous avait réussi à ne pas déclencher le piège et à s'y nourrir, nous pensions donc que c'était faisable. Un après-midi, les humains étaient là, ils attendaient encore, les tunnels étaient là aussi, je n'en pouvais plus, j'étais épuisée par la faim et les petits dans mon ventre lourd, j'ai attendu pendant des heures, jusqu'à la nuit qui nous avait toujours protégés puis je me suis rapprochée de cette nourriture tellement attirante.
J'étais à bout de force, je me suis dit que, quoi qu'il arrive, je devais manger sinon je ne survivrai pas. Je suis entrée dans le tunnel...

 

Suite : CLIC

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commentaires

Kikekwa 21/01/2011 16:15


Tu es géniale... Le récit est très parlant, je me jette sur la partie 2 ;)


Croco 24/01/2011 08:26



D'autant que, sournoisement, j'ai aussi en stock une partie 3 !



Fardoise 19/01/2011 20:41



Oh que oui, c'est bien raconté, gageons qu'elle a eu de la chance cette minette.



Croco 20/01/2011 15:55



Certaines de mes histoires de bêtes se terminent bien.



Caroline 17/01/2011 20:34



Voui, je connais l'histoire mais j'aime bien lire tes récits !!!!



Croco 18/01/2011 08:48



Merci m'dame.



nadege 17/01/2011 16:44



Triste histoire, triste destin, probablement encore trop fréquent malheureusement. C'est l'histoire de tellement de chats... Ton histoire est bien écrite, on se laisse guider jusqu'à l'effroyable
fin !



Croco 18/01/2011 08:47



Ils sont des milliers, de plus en plus nombreux d'ailleurs car les abandons de chats non stérilisés se multiplient, l'irresponsabilité gagne du terrain.



Martine27 16/01/2011 10:03



Tu as vraiment l'art et la manière de faire partager le quotidien de ces pauvres minous. Ca a dû être très dur pour la dame qui les nourrissait de les faire trapper comme ça, mais elle a fait le
bon choix au moins pour Flea n'est ce pas ?



Croco 17/01/2011 10:27



La pauvre dame avait beaucoup de chagrin, mais elle avait beau tenter de réguler les naissances comme elle pouvait, le voisinnage commençait à se montrer menaçant et excédé par les
"nuisances" et elle savait que ça finirait par mal tourner pour ses protégés.



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